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Bundesliga
Lundi 25 Novembre 2013

30 jours de Bundesliga : Une affaire de famille


Cela se sait, l'Allemagne du football est une grande famille. Enfin, une famille moderne. Dès qu'elle voyage à travers l'Europe, on est tous derrière le papa. A la maison, par contre... En un mois de Bundesliga, conclu hier par le "deutschen Clasico", on a vu que la fugue est dans la culture allemande très mal tolérée. Pire encore (nos salutations à Timo Hildebrand), le manquement du devoir ultime; ne pas savoir garder le blason familial. Un mois, donc. Et pas mal de fous rires.


30 jours de Bundesliga : Une affaire de famille
Samedi 2 novembre. Pas de vrai choc pour cette 11ème journée de Bundesliga, mais le retour tant attendu du fils du football berlinois, Kevin-Prince Boateng, dans sa ville natale. "La seule chose de Berlin qui me manque vraiment, c'est la curry wurst", déclare le "Prince" au magazine "Kicker" quelques jours avant le match. Résultat : Herta 0, Shalke 2. Sous des "Scheisse 04" incessants, la victoire du Shalke n'est en rien le fruit de son numéro 9, littéralement invisible et logiquement remplacé en deuxième-temps. C'est ça de se goinfrer avant les matches, Kevin.



Le 2 novembre toujours. Du côté de Hambourg, la blessure du Suisse Johan Djourou force la titularisation du jeune Lasse Sobiech en défense central. Sur leur pelouse et opposés à Mochengladbach, les Hambourgeois se font surprendre après 23 minutes de jeu, alors que rien ne se passe. Une vilaine passe en retrait de Lasse Sobiech offre l'ouverture du score aux visiteurs. En fin de match, Sobiech toujours laisse étrangement passer son adversaire direct, filant vers le 2-0. "Durchlasse, Fehlpasse, Mannschaftkasse für Lasse ! ", titre ironiquement la presse hamburgeoise le lendemain. Vous l'avez compris, avec un nom pareil, mieux vaut éviter les délires en défense.

Mercredi 6 novembre. Soirée européenne, ou "Deutsche Konferenz", en VO. A Londres, le Schalke rencontre Chelsea deux semaines après la correction reçue sur sa pelouse (0-3). A la 30ème minute, Eto'o, guettant comme un lion en phase de chasse, surprend les mèches blondes de Timo Hildebrand et vient inscrire l'un des buts les plus cocasses de l'histoire de la Ligue des Champions. Sur "Twitter", le portier allemand se défend de la sorte : "Cela arrive, même aux meilleurs". Qu'est-ce qu'il leur reste, aux moins bons ?

Jeudi 7 novembre. Après le "but gag de l'année", la presse anglaise tourne le couteau dans la plaie, notamment le "Daily Mirror" : "Hildebrand a attendu 17,7 secondes avant de prendre la décision de dégager." Celui qui se verrait bien poursuivre sa carrière en Angleterre, son contrat avec les "Königsblauen" arrivant à terme en fin de saison, a, à défaut d'un club, déjà sa réputation dans le Royaume.

Alors sous les couleurs du Herta, Boateng n'avait, contrairement à certains, pas forcément besoin de "muscler son jeu".
Alors sous les couleurs du Herta, Boateng n'avait, contrairement à certains, pas forcément besoin de "muscler son jeu".
Samedi 9 novembre. Musique ! Déjà décisif à plusieurs reprises lors du bon début de saison du Herta Berlin, son attaquant colombien Adrian Ramos fait, ce jour-là, du Zlatan. Dans son maillot orange, le buteur entame le match en lançant magnifiquement Ben-Attira dans l'axe, pour le 1-0. Quelques minutes plus tard, ce dernier provoque, puis marque un penalty, avant de conclure le "show" d'une superbe tête croisée en fin de match (2-3). "Maestro Ramos, on va t'acheter un violon !", scandent les fans berlinois.

Jeudi 15 novembre. Timo, Timo... Après on te laisse tranquille, promis. Toujours sous le feu des projecteurs, les fans allemands se déchaînent sur les réseaux sociaux, voyant le gardien de Schalke véritablement partout, surtout où il ne faut pas. Tiens, d'ailleurs, certains prétendent avoir retrouvé une vidéo de ses exploits lors d'un festival d'été, avec ses potes :


Mercredi 14 novembre. Pour le prochain Dortmund-Bayern, c'est un peu comme pour le salaire, on se réjouit de la fin du mois. On parle bien entendu du 23 novembre, jour du "Deutsche Clasico", invention récente suite à l'hégémonie de Dortmund et du Bayern en Bundesliga. "Peut-on se demander si la Bundesliga n'est pas devenu un peu ennuyante ?", ose le magazine "11 Freunde". Et nous, peut-on se demander si la Super League a toujours été aussi ennuyante ?

Déjà à l'époque, Mario Götze (au milieu) devait se planquer pour sauver sa peau.
Déjà à l'époque, Mario Götze (au milieu) devait se planquer pour sauver sa peau.
Mardi 19 novembre. Journée internationale. Pendant que la France s'arrête de respirer, les Allemands, eux, sifflotent tranquillement leur bière blanche. Et hop, l'Italie. Et hop, l'Angleterre. A cette dernière, la "Mannschaft" s'est d'ailleurs permis d'opposer une flopée de jeunes débutants. Résultat : victoire 1-0. Est-ce la fermeté de la politique extérieure d'Angela Merkel qui porte ses fruits ? Pour le magazine "11 Freunde", "Joachim Löw a jeté des jeunes légumes sur le terrain, et en a fait de la cuisine moléculaire". Tiens, les Allemands cuisinent. 

« Vont-ils insulter sa mère ou sa soeur ? »

Vendredi 22 novembre. La haine monte. Un peu à l'instar d'un Barça-Real, la planète du football allemand s'arrête de tourner. Demain, c'est Dortmund-Bayern, un choc sportif en même temps qu'une histoire de parenté déchue, un peu comme Montaigu et Capulet. Dans l'histoire, le mauvais fils, c'est bien Mario Götze, enfant chéri des fans du Borussia, qui a quitté le navire jaune l'été dernier pour 32 millions d'Euro. Dans la presse, on s'amuse à deviner ce que les fans de Dortmund lui réservent : "Vont-ils insulter sa mère, ou sa soeur ?". 

Samedi 23 novembre. "Götze est un fils de pute". C'est bien sa mère, finalement. Sans ce dernier dans le onze de base, le Bayern domine mais n'arrive pas à trouver la faille. Et puis, les sifflets font vibrer le Signal Iduna Park : Mario Götze fait son entrée à la 60ème. Quelques minutes plus tard, "Judas Götze", comme les extrémistes du Borrusia l'affichent ostensiblement dans les tribunes, crucifie son club formateur d'un superbe extérieur du pied droit. Encore vivant, Shakespear aurait-il écrit sur le football allemand ?

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Carnet de commande : 37 matches sans défaite. Ah, le Bayern. Premiers de Bundesliga, les joueurs de Pep Guardiola avancent encore et toujours sur le chemin de la gloire. Le 9 novembre dernier, le Bayern a d'ailleurs battu un record ancestral, celui du Hambourg de Ernst Appel dans les années 80 et leur série de 36 matches sans subir la moindre défaite. Décidément, il ne reste plus grand chose au football du Nord...


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La saucisse : Vladimir Darida. Non, le SC Freiburg ne va pas bien, mais il trouve des satisfactions où il le peut, notamment dans ce "Traumtor" de Vladimir Darida. Un contrôle "zidanesque", une bonne grosse mine et une victoire contre Nuremberg, ça fait du bien, surtout quand on lutte contre la relégation. 



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La bière : Julian Draxter. "Quand vous avez un numéro 10 comme Julian Draxter qui à 20 ans est déjà tellement important pour l'équipe, vous voulez dire quoi ?" Dixit KP Boateng. Mais le jeune milieu de Shalke n'impressionne de loin pas que ses coéquipiers. Accélérateur, régulateur et même buteur, le meneur de jeu désormais international "performe" grave, et peut entendre le chant des sirènes. Malgré tout, Draxter a confirmé hier qu'il resterait à Shalke jusqu'à la fin de la saison, notamment afin de s'assurer du temps de jeu en vu de la CM. 


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Un Ballon d'or pour la Bundesliga ? Si beaucoup voient la Bundesliga revenir ou devenir le meilleur championnat du monde, cela fait maintenant plus de 17 ans qu'un joueur allemand ou un joueur évoluant pour un club de Bundesliga n'a plus gagné la fameuse récompense. Le denier en date ? Matt Sammer, défenseur du BVD, 1996. Selon les dires, Franck Ribery pourrait, cette année, éventuellement y remédier. A moins que Blatter ne trouve sa façon de parler trop "robotique".       Un championnat riche, un peuple pauvre. En Angleterre, la population redresse son pouvoir d'achat alors que les clubs s'endettent. En Allemagne, ce serait plutôt l'inverse. Alors que les clubs sont propres et cités comme exemples par l'UEFA, des récentes statistiques montrent qu'un Allemand sur 6 vit sous le seuil de pauvreté. Pourtant, dans les "ticket-shop" ou les boutiques officielles, les politiques de prix tendent plutôt à la hausse. Attention, au football allemand de faire le nécessaire pour "soigner" sa fabuleuse "Fankultur".



Robin Fasel

     

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