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Cinéma
Dimanche 8 Juillet 2012

Amazing, vraiment ?


Seulement 5 ans après les 190 millions déboursés pour Spiderman 3, dernier volet de la trilogie de Sam Raimi, voilà que Sony Pictures et Disney/Marvel ressortent l'Araignée du tiroir. Si le Super-héros devenu aujourd'hui une véritable marque s'avère être une spectaculaire machine à sous, la critique reste perplexe quant à ce "remake" de luxe (150 millions de budget). L'Euro 2012 étant terminé, FI a décidé de profiter de l'accalmie "footballistique" pour se diversifier et investir les salles obscures. Alors, Spider-Man, vaux-tu le détour ?


Source image : melty.fr
Source image : melty.fr
Lunettes 3D style "Wayfarer" sur le nez, la bande son détonne et le film débute avec un générique nous rapellant étrangement la production de Sam Raimi, en 2002. Non, l'ambiance n'a rien de subversive, même si la technologie 3D donne une dimension plus impressionnante à ce prologue purement graphique. La salle n'est pas pleine mais bien remplie en ce jeudi après-midi, et on devine la question qui doit légitimement trotter dans toutes les têtes : pourquoi diable reprendre depuis le début (nouvelle histoire, nouvel acteur) une licence déjà modernisée et placée au top il y a cinq ans de cela seulement ? Pour actionner les leviers d'une ulra-productive machine à sous ? Oui, mais...

Le souffle du Dark Kight

La vérité, c'est que la concurrence fait rage entre les usines DC et Marvel Comics. La première, associée avec la Warner pour tout ce qui touche au cinéma, peut se vanter d'avoir fait de Batman un héros magnifiquement réaliste et presque universel. En effet, avec Batman Begin's et The Dark Knight, il faut que dire que DC a mis la barre très, très haute : une bande son épique et mystérieuse, une photographie sombre et superbe, des intrigues prenantes, un réalisateur (Nolan) et un acteur (Bale) à talent... De son côté, Marvel et Sony Pictures ont donc voulu suivre le souffle dévastateur du Dark Knight et jouer leur meilleur atout pour ne pas laisser tous les honneurs à leur concurrent. Terminé donc les infantiles Hulk, les "égotripes" Iron-Man et les fantasmagoriques Thor ou Captain America. On recherche là de la consistance, du grand cinéma pour les grands ! Si Spider-Man, figure ultra-populaire et déjà gagnante du merchandising et du box-office demeure une valeur sure au niveau rentabilité, la transformation d'un héros pour pré-ado/ado à un héros pour ado/adulte n'est quant à elle pas gagné d'avance.

"L'histoire jamais racontée"

La campagne marketing virale et les différents teasers laissaient entrevoir une Araignée plus humaine, un film plus violent porté par un nouvel acteur, Andrew Garfield (The Social Network), lui-même fan avéré de son personnage. "L'histoire jamais racontée", annonçaient fierement les affiches noires d'une glaciale efficacité. Qui plus est, le succedeur de Sam Raimi à la réalisation, Marc Webb, s'est déjà montré excellent dans un travail des psychologies et des relations dans "500 jours ensemble". Les éléments sont donc réunis. L'objectif a été énoncé. L'attente est énorme. Il est vrai que les premières minutes du film sont emballantes. On apprend à connaître ce nouveau Peter Parker et sa famille dont la mystérieuse disparition de son corps parental dès son plus jeune âge. On se voit plongé dans sa vie d'étudiant brillant mais en mal d'affirmation. On s'attache alors au jolie sourire blondinet de Gwen Stacy (Emma Stone), convaincante mais peu présente tout au long du film. Mais, malheureusement, cela s'arrête là. Comme une architecture avortée, les bases étaient posées, la tension présente mais rien, véritablement rien dans les péripéties de ce film prétend à valoir le niveau de ses predecesseurs. Bon, il y bien quelques réussites, comme le sauvetage d'un enfant en proie à une chute du haut d'un pont, bien négociée. Mais pour le reste... Aucune scène d'action, malgré la 3D, parvient à impressionner. La mort de l'oncle de Spider-man, Ben, est un reboot raté de la version de Raimi. Le méchant, véritable dinosaure géant (un lézard pour être plus précis), nous rappelle les millions déboursés par Sony pour des effets spéciaux dantesques, mais également le manque d'imagination, de nuance et de subtilité quant au développement des personnages. Quant à "l'histoire jamais révélée", elle n'est en fait que très peu dévoilée, laissant toute sa partie intéressante à la suite déjà prévue par Sony. Dommage, car en 2h20 de film, on aurait bien aimé en savoir et en avoir un peu plus...

Le mieux : les lunettes !

Bref, si vous recherchez un divertissement pur et dur, de la psychologie de cuisine ou si vous êtes un fan inconditionnel de l'Homme-Araignée, ce film est pour vous. Pour les autres, pas la peine. Même pour ce qui est des traits des personnages, l'élément clé selon les dires de Marc Webb, on regrette Raimi et son intelligence de mise en scène. Dans cet opus, on découvre un Spider-Man trop sûr de lui, peu introspectif, se voyant déshumanisé aussi bien mentalement que physiquement. A l'antipode de Batman et à des kilomètres de ses petis-frères, l'Araignée à de nombreux sauts à faire pour espèrer un jour atteindre ses objectifs initiaux. Ah, vraiment, les lunettes 3D au Multiplex de Montptellier sont vraiment pas mal ! Pour le reste, pas de quoi se laisser prendre dans la toile.



Robin Fasel

     

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