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L'édito
Mardi 17 Juillet 2012

Ces gros qui veulent encore grossir


La crise économique touche-elle aussi le foot ? "Oui", dit-on à Bordeaux. "Non !", rétorque Paris. En 2012, nous vivons dans un monde coupé en deux, entre les avis des uns et les opinions des autres. Le football n'échappe pas à cette dualité. Pendant que le QatarSG navigue vers les Grands Bancs rapatriant à bord espadon sur espadon, les clubs "provinciaux" de Ligue 1 peine à tenir droite leur canne à pêche. Décryptage d'une concurrence qui n'en est pas une.


Source image : tempsreel.nouvelobs.com
Source image : tempsreel.nouvelobs.com
Il y a ceux qui frémissent et ceux qui frissonnent. C'est une rumeur confirmée par son agent, le géant suédois Zlatan Ibrahimovic et superstar du football mondial s'apprête à rejoindre les rangs du PSG. Plus que l'affaire du "mercato-people" de l'été, ce transfert est avant-tout générateur d'effervesence et... de réflexlions. Bien entendu, la première réaction devrait être celle de la réjouissance. Quel supporter d'un football ne se vanterait de posséder, dans son championnat, le meilleur attaquant du monde ! Fini les Luyundula, Rothen, Coridon et autres boiteux de Giuly ou Makele. Avec tout le respect que nous devons à ces joueurs, le PSG s'est désormais accaparé de toutes autres pointures. Au menu : Menez, Lugano, Pastore, Thiago Silva, Alex, Sirigu, Maxwell, Lavezzi, Morrati, Thiago Silva. Mais ce qui fait fondre définitivement les papilles, ce qui libère la jouissance d'un excellent repas, c'est toujours le dernier plat : le déssert. Et avec Ibrahimovic, le PSG a fait très (trop ?) fort. 

Des attentes énormes

Trop fort, peut-être parce que les attentes ne sont pas grandes, elles sont énormes. Vu le contexte économique et les logiques austères qui tourmentent nos politiques, la "sphère football" qui est l'une des seuls à y aller au crawl dans un bassin de brasse, doit offrir quelques fils de sa parure au peuple. Aujourd'hui, la ministre française Roseline Bachelo est d'ailleurs montée au front, se montrant "indignée" à l'annonce des 13 millions d'EUR qui seront prochainement versés sur le compte bancaire de Zlatan Ibrahimovic. Alors, c'est vrai, si la classe moyenne de Paname trime pour se payer un abonnement annuel qui servira à aduler les nouveaux héros parisiens, la moindre des choses étant que ces derniers mouillent, ou plutôt trempent le maillot. Et avec Ibra, ce n'est pas gagné. 

Zlatan, une arrogance dangereuse

Le Suédois est un footballeur génial. Mais néanmoins très, très orgueilleux. On se souvient tous de sa célèbre punchline : "Moi, je suis Zlatan. Mais toi, t'es qui, putain ?". Alors plaira-t-il vraiment aux français, qui, ces derniers temps, tournent complètement le dos aux sportifs arrogants et subversifs ? Tout dépendra des prouesses de ce dernier sur le terrain. Un "fils de pute" lancé au vent après une bicyclette en lucarne, ça passe évidemment mieux qu'en étant sur le point de monter dans le bus de l'élimination. De plus, Zlatan ne court pas. C'est un fait. Le géant est tout sauf un "stakhanoviste", un attaquant tempétueux et généreux à la Rooney. Non, il attend que ses coéquipiers fassent un travail qu'il se chargera d'aboutir. En tout beauté, certes. Mais trottiner pendant 90 minutes vaut-il 15 millions ? La réponse : dans la logique du football actuel, oui, mais du moment qu'il aboutisse...

Bien loin des USA

En outre, avant de se demander si le transfert de l'ex-milanais sera une réussite ou non, on ne peut que tristement subir un paysage français en mal d'homogénéité. En Ligue 1, nous sommes bien loin des USA, là où les grandes compétitions sportives (NHL, NBA) sont scrutés d'un oeil sévère pour câliner les valeurs mères du sport que sont la concurrence et l'équité. En France, un écart énorme est en train de se former entre le PSG et les autres. Bon, d'accord, on admet que certains autres "aristos" ne sont pas ridicules (Lyon, Lille, Montpellier ?). De plus, le PSG a aujourd'hui les armes pour aller chatouiller les cadors européens, ce qu'un club français n'a, depuis l'amincissement du Grand Lyon, jamais su faire. Mais le soucis, c'est sur la scène locale. Un PSG-Reims, c'est David contre Golliath. Le problème, c'est que dans le football, c'est souvent Goliath qui gagne à la fin. Pour preuve, la victoire de la tout sacrée Premier League par... le pétrole, le duopole Barcelone-Madrid qui sévit en Espagne depuis presque une décennie, ou encore la grosse dernière saison de Malaga (pétrole encore). 

La France vers un modèle espagnol ?

Bref, la saison est longue et le sport cache parfois bien ses vérités. Néanmoins, pendant que les gros continuent à s'empiffrer, les plus frêles se nourrissent de miette. Et pour qu'un plat soit croustillant, aucun ingrédient ne doit ternir le goût des autres. Un édito coup de gueule ? Pas forcément. Juste une crainte. Une crainte que la France devienne l'Espagne. Ou pire encore.

Robin Fasel

     

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