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Lundi 24 Mars 2014

Classique !


« Une rencontre d’anthologie », « un match de légende », « un Clàsico de folie ». Les titres des médias l’attestent ; le match d’hier soir entre le Real Madrid et le FC Barcelone a été l’un des plus beaux de l’histoire du fameux duel. Quand l’enjeu crée l’attente et quand le jeu la dépasse; le match devient alors un classique parmi les classiques. Pour les amateurs du genre musical du même nom, voici comment on pourrait relier les exploits sportifs d’hier avec les plus grands compositeurs. Capharnaüm.


Un chef d'orchestre, une ovation.
Un chef d'orchestre, une ovation.
0 - 1, Andres Iniesta marque lourdement du gauche / Sur un air progressif du "Prêtre Roux"
 
S’il avait dû composer pour un joueur de football, Antonio Vivaldi l’aurait fait traîtreusement pour un Espagnol ; Andres Iniesta. Spécialiste et instigateur du solo, Vivaldi aurait pu accompagner au violon la course tout discrète d’Andres sur son aile gauche. Comme à l’écoute d’un « crescendo » parfaitement maîtrisé, on sent la rythmique s’accroître pour scintiller lors de la note finale : « bim » en pleine lucarne. Et pour « Les Quatre Saisons », qui peut nier qu’Andres fait la pluie et le beau temps au Barça ? Vivaldi, Iniesta, même combat : un jeu « plus vécu que pensée ».

Extrait : Un sacré morceau (la musique, hein)

 
1 – 1, Benzema s'envole et égalise de la tête / Le coup de Bach
 
Au loin le romantisme. Johan-Sebastien Bach est un compositeur aussi baroque que la tête de Benzema est roublarde. Organiste à talent, on entendrait bien en toile de fond une fugue à l’harmonie cassée de l'Allemand, comme celle qui a fait battre les cœurs barcelonais, à ce moment du match. Le « Cantor de Leipzig » ne partagerait peut-être pas la culture capillaire de Benzegoal, mais pour sûr, il aurait admiré sa sonorité ici hautement expressive. Et ce n'est pas Valdes, venant tout juste de découvrir l'art du "contrepoing", qui nous contredirait.

2 – 1, Benzema enchaîne une volée parfaite / Wagner est passé par là
 
D’un froid germanique. Le pouvoir de la puissance, comme dans l’assourdissant enchaînement contrôle / reprise de volée de l’attaquant français. Si Richard Wagner visait « l’art total », Karim l’a, sur cette action, définitivement atteint. A 2 à 1 pour les locaux après le début de match canon du Barça, on tient là l’intrigue dramatique du match, dont la musicalité n’est qu’un fracas, celui du Santiago Bernabeu. Tiens, coïncidence, dans la biographie de l’Allemand, on peut lire « homme à femmes » et « traqué par la police ».

Extrait : Quand Messi et Mozart oeuvrent ensemble.

 
2 – 2, Messi égalise dans un trou de souris / Le petit Mozart
 
Si les supporters catalans le surnomment déjà en fonction du génie salzbourgeois, c’est bien que l’Argentin a le coup de patte absolu. Avantage Messi : il savoure la réussite de son vivant. Avantage Mozart : il a connu plus de femmes dans une vie presque aussi longue. Techniquement, Messi provoque une action aussi finement jouée qu’une sérénade du virtuose. La petite passe, le court déplacement, le proche contrôle, la rapide frappe; une symphonie jouée sur un piano miniature. La Puce enchantée.

3 - 2, Ronaldo marque sur penalty / La tronche à Salieri

C'était le dogme d'Antonio Salieri, compositeur à la cour impérial d'Autriche; tous les moyens sont bons pour s'attirer les faveurs du Roi. Celui qui aurait fait assassiner Mozart par jalousie était sans doute aussi rusé que Ronaldo lorsqu'il provoque cet improbable penalty. Théâtral ou pas, l'artiste ne rate pas sa mesure au moment fatidique. Antoine Salieri faisait écrire tous ses opéras en Italien. D'ailleurs, ça vient d'où, la simulation ? 

Extrait : A fond les violons



3 - 3, la faute sur Neymar du deuxième penalty / Le dramma de Händel 

Au long de sa carrière, Georg Friedrich Händel a écrit plus de quarante opéras. Son style; le dramma per musica, aussi dramatique et haut dans les octaves que l'accélération du Brésilien sur l'action menant au péno. Si l'on peut bien se demander quel fantôme est venu chambouler la marche du Barcelonais, on pronostique sur ce coup là un véritable cadeau du ciel. En effet, Händel est la référence en matière de musique profane. Son oeuvre la plus illustre ? "Le Messie". 

3 - 4, Messi envoie Barcelone au paradis / Un "tournestade Rossini", garçon

3-3, 84e minute, penalty pour le Barça. Dans l'enceinte s'infiltre quelques notes entraînantes, rappelant l'exquise ouverture de l'opéra "William Tell ", par l'Italien Gioachino Rossino. Messi s'élance. Ta da ta ta da ta da da... Messi frappe... ta da ta ! Lumineux coup d'archet pour l'Argentin. Si Rossini, épicurien de premier ordre, a prêté son nom au mythique plat du tournedos, Messi n'a gustativement rien à craindre. La meilleure pièce du boeuf, c'est bien le filet.

Extrait : Le final de l'ouverture (le quoi ?)


Robin Fasel

     

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