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Samedi 13 Novembre 2010

Dans la fougue du Superclasico


Dans la patrie de Diego Maradona, le football est une véritable religion. Derrière l’unité de façade affichée en soutient de la sélection nationale, les Argentins se déchirent corps et âmes en faveur de leurs clubs respectifs. A Buenos Aires, véritable poumon du football albiceleste, la rencontre River Plate - Boca Juniors déchaînent les passions. FI vous délivre les secrets du «Superclasico», prévu ce mardi, à 23 heures.


Source image : sport24.com
Source image : sport24.com

Buenos Aires, ville de douze millions d'habitants, se déchire au gré de ses quartiers et du football. A chaque coin de la cité, son équipe. Le quartier populaire de La Boca, au Sud-Est, possède certainement l'histoire la plus riche du football argentin. En 1901, le club de River Plate est créé à partir des ruines du Santa Rosa et de l'Atletico los Rosales. Devant son nom à un chantier portuaire, le club s'implante aux abords de La Boca. Quatre années plus tard, des immigrés italiens s'inspirent d'un pavillon suédois, aux couleurs bleu et or, pour parer un autre club, le Boca Junior. Le nouveau-né s'installe lui au coeur du quartier populaire. Pendant vingt ans, la cohabitation se passe pour le mieux jusqu'à une rencontre en 1931. Mauvais gestes et expulsions de joueurs font naître une rivalité irréversible renforcée par la politique des dirigeants de l'époque. Soucieux de faciliter leurs chances de succès, les dirigeants de River Plate achètent à prix d'or les stars de l'époque. Une politique qui entraîne le surnom de « los Millonarios » (les millionnaires) aux joueurs de River de la part des « Bosteros » de Boca (les boueux). A contrario, Boca Junior accorde sa confiance aux joueurs locaux pour rester fidèle à leurs racines. Une divergence de gouvernance qui coïncide comme souvent aux réalités sociales. Dès lors, la séparation n'est plus exclusivement d'ordre sportif mais idéaliste. En bref, les oppositions demeurent à tous les niveaux. De ce fait, River Plate déménage rapidement de La Boca pour s'implanter au Nord, dans le quartier de Nùnez où le Stade Monumental vient de s'implanter. Malgré tout, la rivalité ne s'estompe pas.


Les deux géants du football argentin

La riche histoire du football argentin est liée à ces deux clubs phares, véritables vitrines internationales de la santé d'un football aux deux étoiles mondiales, 1978 et 1986. Leur palmarès est édifiant. A eux deux, ce ne sont pas moins de 56 titres de champion (33 pour River contre 23 à Boca), 8 Copa Libertadores (2 pour les « Millonarios » et 6 en faveur des « Bosteros ») ainsi que 4 Coupes Intercontinentales (une en faveur des rouges et blancs et trois pour les bleus et or). Une tradition de victoire qui attirent les joueurs les plus talentueux du pays. River Plate et Boca Juniors demeurent des lieux de passages obligatoires pour tous les prodiges argentins et sud-américains avant de prendre leur envol vers l'Europe. Ils y découvrent la pression incombant d'une institution prestigieuse mais surtout l'obligation de gagner. Ainsi, Diego Maradona, Walter Samuel ou Martin Palermo ont rejoint Boca Juniors avant de s'expatrier. Mais, les deux géants savent également former et même très bien former. L'intégration des apprentis footballeurs se fait dès le plus jeune âge. L'enfant est éduqué, scolarisé et entraîné dans le respect et la tradition de l'institution. Toutes les étapes de la formation se réalisent dans l'ombre des professionnels. Les salles de classe se situent d'ailleurs dans les stades, la Bombonera et le Monumental. Les résultats sont flamboyants. Au cours des vingt dernières années, River Plate a façonné des diamants bruts tels Gonzalo Higuain, Javier Saviola ou encore Pablo Aimar.


24 heures de chants continus

L'opposition entre les deux clubs demeurent l'attraction phare de l'année. 228 « Superclasico » toutes compétitions confondues ont régulièrement déterminé des trophées en Argentine. Les semaines précédant la rencontre tournent d'abord à la lutte médiatique et psychologique. Quelques déclarations fracassantes dans la presse ponctuent l'approche du match. Pourtant, le jour J, Buenos Aires ne tombe pas forcément dans une ambiance malsaine. Les supporters argentins partagent la même approche d'un match. Ils sont persuadés qu'un jour dédié au football se commence en chanson et se conclut en chanson. Presque 24 heures de chants à la gloire de leurs favoris accompagnent la venue au stade, les 90 minutes de la rencontre et la joie ou déception à l'issue du match. Le « superclasico » demeure donc une journée spéciale, magique pour tout fanatique de la passion entourant le football. Dans les rues, on peut croiser la « River Mobile » ou la « Boca Mobile », vieux tacots ''tunnés'' aux couleurs des deux clubs. L'ambiance dans les stades donnent le frisson, incomparable en Europe. La Bombonera, 58 000 places, ou le Monumental, 75 000 places, vibrent, clament et chambrent à chaque action. Les « papelitos » et autres tifos colorent et rendent parfois impraticable la pelouse. Un vrai régal surtout quant un certain Diego Maradona, gardien des clés de la Bombonera, augmente encore la température d'un cran de sa loge en enlevant son t-shirt et en narguant la foule en liesse acquise à sa cause.


Les matchs de la peur

Cependant, cette saison, les deux « ogres » du football argentin grimacent. La crise couve au Nord comme au Sud-Est de Buenos Aires. Estudiantes, club de La Plata, emmené par Juan Sebastian Veron, caracole en tête du championnat. Relégués à une douzaines de points, River Plate et Boca Juniors ne se préoccupent guère du titre suprême et surveillent plutôt leurs arrières. En effet, selon le système de promotion-rélégation instauré en Argentine, qui se base sur les résultats de trois dernières saisons, la situation des ténors est plus qu'alarmante. D'ailleurs, le club à la diagonale rouge est menacé directement de relégation. Le sort d'Angel Cappa, entraîneur sous pression, ne tient qu'à un fil. Une défaite lors du « Superclasico » serait probablement fatal au technicien. Pour sortir du marasme ambiant, River Plate s'en remettra une nouvelle fois à Mariano Pavone, ex-buteur du Betis Seville et au vétéran Matias Almeyda, 37 ans. Pour sa part, Boca Juniors, moins en danger, se retrouve dans l'expectative avec l'avenir en pointillés de son coach, Claudio Borghi, pressenti au poste de sélectionneur chilien. Cependant, les Bleus et or enregistrent le retour de l'homme providentiel de la Bombenera, Juan Roman Riquelme. L'idole se remet à peine d'une vilaine blessure au genou, six mois d'absence, qu'il doit déjà endosser le costume du messie. Une occasion rêvée pour Riquelme de prouver, si ce n'est déjà fait, que le « Superclasico », demeure une affaire de joueurs de grande classe. Maradona, Palermo, Higuain et consorts en font bonne foi. Rendez-vous mardi à 23h00, heure française, au Monumental.

Julien Challouette



     

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