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Sociofoot
Vendredi 15 Novembre 2013

De glace et d'espoir


Situé entre le Groenland et l’Ecosse, l’Islande n’est pas réputée pour être une grande nation de football. Pourtant, l’équipe nationale est sur le point de réussir un exploit de taille qui resterait à jamais gravé dans son histoire. En effet, si elle parvenait à vaincre la Croatie lors des deux matches de barrages (15 et 19 novembre), l’Islande participera pour sa toute première fois à la Coupe du Monde de football. FI a décidé de se plonger dans l’univers si particulier du football islandais.


Le football se pratique partout même à Reykjavík, capitale de l'Islande (allthingseurope.tumblr.com)
Le football se pratique partout même à Reykjavík, capitale de l'Islande (allthingseurope.tumblr.com)
Au pays des volcans et des geysers. Nichée en plein cœur de l’océan Atlantique Nord, l’Islande est une île qui regorge de paysages à couper le souffle. Connu pour leur remarquable faculté à produire une énergie saine et renouvelable grâce notamment à la géothermie et à l’énergie hydraulique, les Islandais n’accordaient qu’une place très restreinte au football.

En 1912, le pays décide de créer son propre championnat et déjà, les premières difficultés apparaissent. Au début, la « Landsbankadeild » se composait essentiellement d’équipes issues de la capitale. En effet, Reykjavik ne comptait pas moins de trois équipes à elle seule. C’est pourquoi, il fallut attendre la fin des années soixante-dix et l’arrivée de nouvelles équipes pour enfin trouver une certaine légitimité et un intérêt grandissant. Une autre particularité se situait au niveau du calendrier. L’hiver étant très rude, la fédération islandaise décida donc de jouer les rencontres durant le printemps et l’été.

Début 2009, la FIF (Fédération d’Islande de Football) signe un contrat avec Pepsi-Cola et le championnat est rebaptisé « Pepsi Deildin ». Aujourd’hui encore, le club le plus titré est le KR Reykjavik (26) suivi de près par le Valur Reykjavik (20), mais l’équipe d’Akranes (18) semble être le candidat idoine pour rompre l’hégémonie de la capitale.

Le KR Reykjavik, club phare du championnat islandais (uefa.com)
Le KR Reykjavik, club phare du championnat islandais (uefa.com)
Un apprentissage long et fastidieux. Pour commencer, il est utile de préciser que l’Islande ne s’est jamais qualifiée pour une phase finale d'une compétition majeure de football. Depuis son premier match officiel contre les Îles Féroé (victoire 0-1 en 1930) jusqu’au début des années 2000, l’Islande a longtemps souffert, terminant quasiment à chaque fois dernière de son groupe. Son plus gros fait d’arme survient un soir d’octobre 1999 à Paris.

Face à la France, championne du monde, les Islandais jouent crânement leur chance mais s’inclineront sur le fil (3-2). Qu’importe le résultat, la performance est belle et l’Islande semble être sur la bonne voie. Quelques années plus tard, la sélection nordique frôle le miracle lors des éliminatoires de l’Euro 2004, en terminant à un point de l’Ecosse et ratant par la même occasion une place de barragiste. Une période qui coïncide avec l’explosion d’un certain Eidur Gudjohnsen, attaquant pétri de talent.

Les Islandais sont à deux matches de l'éruption footballistique (7000suedostschweiz.ch)
Les Islandais sont à deux matches de l'éruption footballistique (7000suedostschweiz.ch)
2014 : espoir ou désillusion ? Tout commence avec la mise en place début 2012 de l’actuel sélectionneur, le suédois Lars Lagerbäck (65 ans). Adjoint de Tommy Söderberg lors de la qualification de la Suède pour le Mondial 2002 et l’Euro 2004, il entraîna également brièvement l’équipe du Nigéria (2010). Le natif de Katrineholm profite d’une équipe qui mêle jeunesse, talent et expérience.

S’appuyant sur une défense solide où la plupart des joueurs évoluent dans les championnats « nordiques » (Danemark, Suède, Norvège), l’Islande peut aussi compter sur de belles promesses comme Gylfi Sigurdsson (24 ans) qui défend les couleurs de Tottenham ou encore Kolbeinn Sigthórsson (23 ans) qui a déjà marqué huit fois en douze apparitions et qui évolue actuellement à l’AZ Alkmaar.

« Mais si nous réussissons maintenant, alors que personne ne nous attendait. (…) Si nous nous qualifions, cela signifiera plus qu'une qualification avec la Suède. » Lars Lagerbäck

Grâce à cette osmose, les Islandais ont terminé deuxième de leur groupe derrière la Suisse mais ont devancé la Norvège, la Slovénie et l’Albanie. Une performance qui les a conduits tout droit en barrage, où ils affronteront la Croatie du fraîchement nommé Niko Kovac. Pas une mince affaire lorsque l’on connaît les talents individuels de cette équipe (Modric, Mandzukic, Kranjcar ou encore Olic) mais sur deux matches tout reste possible, surtout quand il s’agit de marquer l’histoire de son pays.

Un Homme : Eidur Gudjohnsen

Gudjohnsen restera à jamais gravé dans le cœur des Blues de Chelsea (premierleague.com)
Gudjohnsen restera à jamais gravé dans le cœur des Blues de Chelsea (premierleague.com)
La fierté d’une nation. Tous les puristes du ballon rond auront très certainement déjà entendu parler du meilleur attaquant de l’histoire islandaise. Fils de l’ancien international Arnór Gudjohnsen, Eidur apprend à taper dans un ballon au Valur Reykjavik, sa ville natale. Après un passage par le PSV Eindhoven (non conservé à cause d’une grave blessure), l’Islandais retourne dans son club formateur pour se refaire une santé puis file à Bolton,  en deuxième division anglaise. Il claque vingt-et-un pions lors de sa deuxième saison et signe dans la foulée à Chelsea.

Malgré la forte concurrence au fil des années (Drogba, Kezman, Crespo, Mutu), Gudjohnsen est indétrônable. Doté d’une patte de velours et d’une incroyable vision du jeu (78 buts et 60 passes décisives), il s’envole quelques années plus tard pour Barcelone. Cependant, à l’image d’un Zlatan Ibrahimovic, l’islandais ne collait pas à la philosophie du Barça malgré un talent évident. Petit à petit, sa carrière prend une tournure de retraité (Monaco, Stoke City, Fulham, AEK Athènes). Aujourd’hui, Eidur (35 ans) s’amuse en Belgique au FC Bruges mais secrètement, il rêverait de s’envoler au Brésil pour y jouer la Coupe du Monde avec sa sélection. Un cadeau en forme d’apothéose pour ce joueur pas comme les autres.

Maxime Brandizi

     

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