FOOTBALL INTéGRAL - Le football avec du coeur
Facebook
Twitter
Hebergeur d'image
Hebergeur d'image
Hebergeur d'image
Hebergeur d'image
Sociofoot
Samedi 21 Décembre 2013

De l'électricité dans l'air


Qualifiée de justesse lors des barrages, l’équipe de France attendait avec une certaine appréhension le fameux tirage au sort de cette Coupe du Monde 2014. Quelques heures plus tard, la tension était retombée et pratiquement tous les Français avaient le sourire aux lèvres. Dans un groupe E composé de la Suisse, de l’Equateur et du Honduras, il est vrai que la sélection tricolore n’aurait pu espérer meilleur tirage. Néanmoins, cet excès d’optimisme pourrait lui coûter cher car la Suisse d’Ottmar Hitzfeld n’est pas à prendre à la légère. Justement, ce match face à la Nati suscite de vives réactions des deux côtés de la frontière. L’entente cordiale a laissé place à la rivalité.


Comme on se retrouve (au-premier-poteau.fr)
Comme on se retrouve (au-premier-poteau.fr)
Du respect et une pointe d’admiration. Comme un symbole, c’est à Paris que la Suisse dispute son premier match officiel le 12 février 1905. Face à la France, la Nati s’incline de justesse (1-0) et permet aux Bleus d’obtenir la première victoire de leur histoire. Les deux équipes emprunteront par la suite deux chemins bien différents, pour mieux se retrouver. Ainsi, alors que l’équipe de France monte clairement en puissance, la Suisse ne se montre que par intermittence.  

Trois fois quart de finaliste du mondial (1934, 1938 et 1954) et médaillés d’argent lors des J.O de Paris (1924), les Helvètes vont connaître une très longue période de disette. Absente lors des grands rendez-vous (Euro et Coupe du Monde) pendant plus de vingt ans (1970-1992), la Suisse ne fait pas vraiment rêver ses supporters. C’est pourquoi, certains d’entre eux ont décidé de suivre avec attention le parcours de leur voisin français. C’est principalement le cas pour les habitants des cantons plus ou moins proches de la France (Genève, Valais, Fribourg, Neuchâtel).  

En point d’orgue, la victoire des Bleus lors de la Coupe du Monde en 1998. Une ferveur populaire et une génération de joueurs (Zidane, Deschamps, Blanc, etc…) sans précédent dans l’histoire du football français. En raison des nombreuses relations entre les deux pays, la Suisse participe naturellement à la fête et porte un regard bienveillant et plein d’envie sur cette équipe exceptionnelle.

Fait tourner Zizou (eurosport.fr)
Fait tourner Zizou (eurosport.fr)
Les temps changent, les mentalités aussi. Après avoir mis le Monde (1998) et l’Europe (2000) à ses pieds, la France s’emballe et fait preuve d’une suffisance qui causera sa perte. Ridicules lors du Mondial 2002 et éliminés par la Grèce à l’Euro 2004, les Bleus ne cessent de régresser. Et lorsque l’équipe de France s’apprête à retrouver la lumière en 2006, Zidane, icône nationale, perd ses nerfs et vient chatouiller le torse de Materazzi avec le sommet de son crâne, celui-là même qui lui avait permis d’inscrire un doublé face au Brésil huit ans plus tôt.  

De l’autre côté de la frontière, les Suisses assistent médusés à cette incroyable déchéance. Cependant, c’est lors de cette période sombre de la France que la Nati pointe le bout de son nez. En tête de gondole, les Chapuisat, Frei, Magnin et H.Yakin semblent ouvrir de nouvelles perspectives au football suisse. Pendant que l’équipe de France touche le fond en Afrique du Sud (2010), les Suisses battent l’Espagne (1-0) mais ne parviennent tout de même pas à se hisser en 8es de finale.

Dès lors, les affrontements entre Français et Suisses deviennent moins amicaux. Ajoutez à cela des influences extérieures au sport (politiques) et vous obtiendrez un climat presque délétère. L’attitude de certains joueurs de la sélection tricolore (Evra, Ribéry, Benzema) ne plaît pas à tout le monde et attise parfois, un sentiment de haine. D’ailleurs, le tirage au sort de la Coupe du Monde 2014 a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, d’un côté comme de l’autre. De simples provocations, qui, néanmoins, connotent une certaine envie d’en découdre.

La Nati, révélation du Mondial 2014 ? (rfj.ch)
La Nati, révélation du Mondial 2014 ? (rfj.ch)
Des similitudes malgré tout. Aujourd’hui, si l’équipe nationale de Suisse commence à devenir performante, c’est aussi grâce aux nombreux talents d’origines étrangères (Inler, Derdiyok, Shaqiri, Djourou, etc…) naturalisés pour défendre les couleurs de la Nati. Une équipe multiculturelle unie sous la même bannière, ça ne vous rappelle rien ? La fameuse génération « Black-Blanc-Beur » de l’équipe de France championne du Monde ! Modèle d’intégrité pour les uns, vaste fumisterie pour les autres, ce groupe de joueurs a néanmoins marqué l’histoire de son pays et a peut-être donné des idées au voisin suisse.

Les deux équipes ont également beaucoup de choses à prouver. Pour la France, il s’agit de faire taire les critiques incessantes dont elle fait l’objet, de la part des médias mais également d’une bonne partie de ses supporters, excédés par un manque d’implication et par une attitude parfois très limite. En face, la Suisse veut enfin franchir un palier et entrer dans la cour des grands. Avec cette vague de jeunes et talentueux joueurs, emmené par le fin tacticien Ottmar Hitzfeld, elle espère aller le plus loin possible et ainsi, faire fructifier l’excellent travail effectué lors de ces dernières années.

Enfin, c’est aussi une question de fierté qui est en jeu. A l’heure où le monde est en train de prendre un tournant décisif pour son avenir, l’occasion est belle pour se rassembler et défendre les valeurs de son pays. C’est donc avec une impatience presque palpable, que Français et Suisses attendent cet affrontement si symbolique. Rendez-vous le 20 juin 2014 à Salvador (21h).

Un Match : France – Suisse (0-0, 13 juin 2006)

Alexander Frei face à Fabien Barthez, une autre vision du football (media.santabanta.com)
Alexander Frei face à Fabien Barthez, une autre vision du football (media.santabanta.com)
Coups pour coups. Les confrontations entre la France et la Suisse tournent, à l’heure actuelle, légèrement en faveur de la sélection tricolore (15 victoires, 12 défaites, 9 nuls). Cependant, parmi ces affrontements, très peu se sont déroulés dans le cadre d’une grande compétition. Le dernier en date eu lieu lors de la Coupe du Monde en Allemagne, pour le match d’ouverture du groupe G. A l’époque, le grand frisson de la Nati avait un nom : Alexander Frei. L’attaquant suisse ne s’était d’ailleurs pas gêné pour venir titiller le montant d’un Fabien Barthez impuissant (23e).

Face au futur finaliste de la compétition, les Suisses ont fait jeu égal dans une rencontre pas si laide que ça, malgré le score nul et vierge. D’ailleurs, sur une percée de Ribéry (déjà lui) les Bleus auraient pu ouvrir la marque si Müller n’avait pas laissé traîner sa main (37e). Le match s’achèvera sur une dernière occasion de l’éphémère Vikash Dhorasoo (89e), dont la frappe passa de peu à côté des cages de l’atypique Zuberbühler. Autres temps, autres mœurs.

Maxime Brandizi

     

Nouveau commentaire :

Dans la même rubrique :
< >

Lundi 27 Avril 2015 - 22:00 La Guerre des mondes




FOOTBALL INTEGRAL : Football Intégral - Infos du jour est sorti de presse! https://t.co/YbXZUCcw3t
Samedi 18 Novembre - 13:44

AROUND THE GAME

DSCF7933
DSC_0566
8
DSCF6743
DSCF6632
108
DSCF7858
hann9
161
DSCF0808
DSCF9519
dortmund8
20
bayern1
DSCF9641
4
DSCF3735
darmstadt3
DSCF8068
DSCF0763
Hebergeur d'image
Hebergeur d'image
Hebergeur d'image
 
Facebook
Twitter
Rss
Mobile
Hebergeur d'image
Hebergeur d'image