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Les vestiaires fribourgeois
Jeudi 29 Août 2013

De la balle à la boule


Pour cette seconde édition des vestiaires fribourgeois, la rédaction a pris la route pour se rendre à Estavayer-le-lac où s'est déroulée "la nuit de la Boule", tournoi de pétanque qui réunit 78 équipes de Suisse et d'ailleurs. Orchestré par Jérôme Ducrest, ce concours refait surface après une absence d'une vingtaine d'années pour faire se rencontrer les amoureux de la sphère. Peuvent participer ceux qui s'acquittent des frais d'inscription, uniquement. Ainsi, s'affrontent amateurs et licenciés, femmes et hommes, jeunes, moins jeunes et encore moins jeunes. Tous sont réunis autour d'un même sport: la pétanque.


"Une partie de pétanque, ça fait plaisir...!"
"Une partie de pétanque, ça fait plaisir...!"
18h45, un bord de route déguisé en parking et des gens, beaucoup de gens; des enfants, des parents et des grands-parents. Les plaques d'immatriculation nous indiquent qu'ils viennent de partout, de Suisse et d'ailleurs, mais surtout de Fribourg. C'est à Estavayer-le-lac qu'ils se retrouvent tous! Ils? Les amoureux de la boule, les boulistes. À l'oreille nous comprenons très vite que nous avons affaire à ce sport qu'est la pétanque. Dans les airs se répand le bruit de boules qui s'entrechoquent. En s'approchant un peu, on remarque une dizaine de terrains couverts de graviers, accueillant ces passionnés, amateurs ou licenciés, au nombre de 156 joueurs, soit 78 équipes. Le tournoi n'a pas encore commencé et pourtant déjà, chaque équipe en affronte une autre, laissant résonner les boules qui en chassent des autres, avec une précision quasi parfaite. Impossible pour l'heure de distinguer les simples amateurs des licenciés... 

Le klaxon se manifeste à travers les micros, il est 19h00, le tournoi commence. Les équipes sont appelées et un terrain de jeu leur est attribué. La partie commence. Il est aussi l'heure pour la rédaction de rencontrer Jérôme Ducrest, organisateur de ce tournoi qui compte aujourd'hui 78 équipes, contre 180 deux décennies plus tôt. Malgré une organisation de longue haleine, le tournoi a été salué par un franc succès.

"Alors, tu tires ou tu pointes?"
"Alors, tu tires ou tu pointes?"
Le point fort de cet organisateur? Les connaissances qu'il s'est faites dans le milieu, durant ses 13 années de pratique.
"La pétanque, c'est une grande famille, tout le monde se connaît. Plus on est là depuis longtemps, plus on connaît des gens. C'est pratique pour ce genre de manifestation." Pourtant le monde de la pétanque n'a pas été une évidence pour Jérôme Ducrest. Avant de pratiquer ce sport, il faisait de la lutte Suisse, à laquelle il a du renoncer suite à une blessure au genou. C'est lors d'un séjour de 4 ans en Suisse-allemande, qu'il a découvert la pétanque.

Depuis 13 ans maintenant, son attrait pour ce sport n'a de cesse d'augmenter, à tel point qu'il s'investit autant que possible dans ce dernier. En effet, en plus d'être organisateur du tournoi, Jérôme Ducrest est membre du club Fribourg-Broye-pétanque et président de l'association cantonale fribourgeoise de pétanque (ACFP). Aussi, plus on s'intéresse à un sport, plus on tente de devenir toujours meilleur. C'est par cet état d'esprit que ce Fribourgeois a obtenu en 2005 et 2006 les titres de champion Suisse de pétanque en triplette. Actuellement, il a un statut non négligeable dans le cadre national. Accompagné de 3 autres Fribourgeois, il représente la Suisse au niveau national B. Peut-être gravira-t-il une nouvelle fois cet échelon lors du championnat Suisse de pétanque qui se déroulera bientôt à Genève...

La relève, partiellement assurée. En ce qui le concerne, il n'a pas de soucis à se faire, son fils, âgé de 15 printemps est déjà une pointure dans ce sport. C'est en 2011 qu'il a remporté le titre de champion Suisse de sa catégorie. Peut-être le premier d'une longue série! Pourtant, la proportion de jeunes qui pratiquent ce sport reste moindre, ce qui n'aide pas les préjugés que la pétanque véhicule.  "C'est vrai que la pétanque est souvent vue comme étant un sport de vieux, qui se joue à l'heure de l'apéro..." Et si c'était cette stigmatisation qui était à la base du quasi désintérêt des jeunes? Et ce préjugé n'est pas infirmé au vu de la moyenne d'âge du tournoi qui doit avoisiner, à vue d'oeil, les 55 ans.  

"Le problème, c'est que les médias ne font pas assez de publicité pour la pétanque..."
 
"Les médias ne s'intéressent pas suffisamment à ce sport. Il faudrait qu'ils le rendent attractif pour que les jeunes s'y intéressent, qu'ils puissent venir essayer. Notre société ne compte que 7 jeunes de moins de 18 ans et il faut pouvoir assurer la relève!"  

La pétanque reste un sport comme les autres, avec ses exigences. Bien qu'il requiert moins de condition physique que le football, ce sport a néanmoins besoin de certaines capacités , autant physiques que mentales. Qui l'aurait cru? Un sport dit de papy qui nécessite certaines exigences? Et pourtant, oui! Pour être un bon bouliste, il faut être capable d'une grande concentration, mais aussi pouvoir supporter la pression et la fatigue sans défaillir.  "Ce tournoi commence le soir, à 19 heures et il se termine le lendemain entre 10h30 et 11 heures pour les finales." , le tout, sans réelles pauses. La fatigue physique est une chose, et la fatigue mentale en est une autre. Pendant près de 15 heures, les participants devront allier concentration, précision et tactique afin d'évincer les boules de l'adversaire.

"La pétanque, c'est une compétition, mais c'est aussi une grande famille. On se connaît tous dans le milieu. C'est toujours une partie de plaisir. De toute façon, qu'on gagne ou qu'on perde, la partie sera arrosée autour d'un verre!"
Quoi de mieux pour vérifier ces dires que les premières annonces de résultats? En effet, une fois la partie terminée, les participants se dirigent d'un même pas vers la buvette, spécialement aménagée pour l'occasion et les rires reprennent. Des poignées de main échangées et des oeillades par-ci, par-là nous font comprendre qu'ici, tout le monde se connaît. Difficile de ne pas reconnaître-là le côté chaleureux du Fribourgeois. 
La précision ne se trouve pas uniquement dans le lancée!
La précision ne se trouve pas uniquement dans le lancée!

Entre deux verres, on entend des choses. Si l'on tend un peu l'oreille, il n'est pas difficile de remarquer les vétérans donner des conseils aux plus jeunes. Et oui, le savoir se transmet encore, malgré l'esprit de compétition qui règne à Estavayer-le-lac! Ce qu'on peut entendre aussi, ce sont les différents accents qui nous rappellent que tous viennent d'ailleurs. Sauf peut-être lui, lui et tous les autres qui trahissent la mélodie du canton d'accueil. Nous sommes bel et bien en territoire fribourgeois! 

Le klaxon retentit une seconde fois, les deuxièmes parties peuvent commencer. Les voix se taisent et bientôt, les verres qui s'entrechoquent laissent place aux boules. Après un temps, les nouveaux résultats arrivent. Direction la buvette pour de nouvelles poignées de main. Tous se saluent, tous se sourient. On en oublierait presque le dessein de ce rassemblement qui vise à récompenser la meilleure équipe. 
Finalement, à Estavayer-le-lac, l'adversaire d'une partie est aussi l'ami d'une vie.


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Avec Jérôme Ducrest, organisateur du tournoi.

Jérôme Ducrest, que pensez-vous du sport fribourgeois? 
"À vrai dire, je suis pour Berne...Mais autrement, je trouve que Fribourg est bien représenté. Tout est bien structuré et mis en place."

Quelle est votre plus belle émotion vécue grâce au sport?
"Les titres du Bayern de Münich cette année."


Une expression favorite?  
"Que le meilleur gagne!"


Si je vous dis "Tu tires ou tu pointes", vous me dites? 
"Je tire."


Le pastis, avec ou sans glaçons ? 
"Avec! Toujours avec!"
     

En vacances, quel objet prenez-vous toujours avec vous ?
"Les boules"


Mauvais joueur ou bon perdant?
"Ca dépend, mais en général, je suis bon perdant!"


Fondue moitié-moitié ou vacherin?
"Je suis gémeaux, donc ce sera moitié-moitié!"


Pastis ou Cardinal? 
"Pastis, évidemment."


Olympic ou Gottéron ? 
"Gottéron."



     

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