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Ligue 1
Lundi 19 Mai 2014

Des records et beaucoup d’émotions


Une nouvelle saison de Ligue 1 s’achève, laissant derrière elle son lot de joie et de tristesse. Largement dominé par le Paris SG, le championnat de France aura néanmoins tenu son public en haleine jusqu’à la dernière journée. Au final, la logique a été respectée et c’est donc Lille (3e) qui valide sa place sur le podium. Derrière, Saint-Etienne (4e) doit se contenter de l’Europa League mais peut se satisfaire de terminer devant son grand rival, Lyon (5e). Dans la course pour le maintien, l’ETG a broyé Sochaux (3-0) et restera donc en Ligue 1 la saison prochaine. La bande à Hervé Renard n’a donc pas réussi son pari malgré un parcours incroyable. Une page se tourne dans le football français et en attendant qu’une autre s’écrive, il y a une Coupe du Monde au Brésil pour patienter !


Des records et beaucoup d’émotions
Paris au sommet. Le football est un sport qui se joue à onze contre onze, mais à la fin c’est toujours le PSG qui gagne. La boutade est bien connue et l’on peut la décliner à plusieurs sauces néanmoins, elle résume parfaitement le début de règne du club de la capitale. Pour la deuxième année consécutive, le Paris SG est champion de France. Laurent Blanc a donc clairement rempli son contrat et il a même rajouté la manière. En effet, cette saison l’équipe parisienne n’a laissé pratiquement aucune miette à la concurrence. En clair, le PSG s’est gavé. Meilleur attaque (84 buts), meilleur défense, record de points sur une saison (89), le club de Nasser Al-Khelaïfi réalise quasiment un sans-faute.

Avec un Zlatan Ibrahimovic au firmament (meilleur buteur), la dream team de Blanc s’est baladée durant toute la saison. Cependant, la machine s’est un peu enrayée sur la fin. Eliminé en demi-finale de la Ligue des Champions, le PSG a ensuite parut complètement démotivé. Un coup de pompe qui ne les a pas empêché de glaner la Coupe de la Ligue face à Lyon (2-1) mais qui a levé quelques doutes au sein du club de la capitale. De plus, l’UEFA a également sanctionné le Paris SG à cause du fair-play financier (60 millions d’euros) et ainsi tenter de contenir la bête. Après sa dernière victoire face à Montpellier (4-0), le président a tout de même délivré un message assez limpide : « Rien ne nous arrêtera ».

Transition sur le Rocher. Symbole de son match nul face à Bordeaux lors de l’ultime journée (1-1), l’AS Monaco a vécu une saison plutôt étrange. Dauphin du PSG et auteur d’une saison satisfaisante, le club princier a décidé de se séparer de Claudio Ranieri. Une décision surprenante tant l’entraîneur italien a semblé à l’aise dans le championnat de France. Souriant et décontracté en conférence de presse, cohérent et efficace dans ses choix tactiques, le coach transalpin a donc pris la porte.

Autre énigme, le cas Falcao. Parti sur les chapeaux de roues (9 buts), l’attaquant colombien s’est gravement blessé au début de la saison. Il ne participera vraisemblablement pas à la Coupe du Monde et devrait quitter Monaco dès cet été. En revanche, Berbatov lui a rempilé pour un an. La venue du Bulgare a illuminé la fin de saison morose du club de la principauté. Au rayon des révélations, le jeune latéral Kurzawa (21 ans) et l’excellent James Rodriguez ont également assuré le spectacle sur le Rocher.

Le règne parisien (psg.fr)
Le règne parisien (psg.fr)
L’Europe, le nerf de la guerre. Derrière les deux intouchables du championnat (PSG et Monaco), la bataille pour les places européennes a fait rage. Néanmoins, l’équipe la plus régulière a finalement triomphé. En effet, le LOSC de René Girard a su renverser la vapeur à Lorient (1-4) pour sécuriser sa place sur le podium (3e). Un juste retour des choses pour un club souvent victime de critiques sur son jeu. Trop défensif, pas assez attrayant, monotone, les insultes fusent mais les faits sont là. Lille s’offre un tour préliminaire en Ligue des Champions et n’en déplaisent à certains, c’est amplement mérité. Certes, les Dogues le doivent avant tout à une défense très solide (26 buts encaissés) mais pourquoi serait-ce préjudiciable ? Dans le football, les tactiques sont diverses et variées. De plus, la victoire au Moustoir a montré que les Lillois savaient aussi attaquer et ça, René Girard l’a bien compris : « Terminer en marquant quatre buts pour la première fois de la saison, c'est un beau pied de nez à nos détracteurs ».

Beaucoup plus spectaculaire mais un peu moins efficace, l’ASSE termine la saison à une honorable quatrième place. Les Verts y auront cru jusqu’au bout. Le beau succès à domicile face à Ajaccio (3-1) vient mettre en lumière les qualités offensives stéphanoises (3e attaque de L1). Cependant, Sainté n’avait pas tout à fait son destin entre les mains puisqu’ils n’ont cessé de courir après Lille. Au final, les hommes de Galtier peuvent être fiers de leur saison. Le club du Forez s’améliore année après année. Tout bon pour la suite.

« Je regarderai tranquillement la Coupe du monde. Et je ne serai pas sur un banc d'entraîneur en août prochain.» (Rémi Garde, ex-entraîneur de Lyon)

En venant à bout de Nice à l’Allianz-Riviera (0-1), l’Olympique Lyonnais arrache le dernier ticket européen. A bout de souffle, le groupe de Rémi Garde parvient néanmoins à prolonger son aventure sur la scène européenne. Cependant, que ce fût dur ! Victimes des erreurs d’arbitrages récurrentes, les Lyonnais ont également souffert du nombre de matches colossaux (plus de 60) qui leur ont été imposés. Avec un effectif jeune et inexpérimenté, Garde a sauvé les meubles. Salué par les supporters, l’entraîneur des Gones a dit stop. Usé mentalement, il a décidé de mettre fin à son aventure avec le club rhodanien. Jean-Michel Aulas doit maintenant s’atteler à lui trouver un successeur digne de ce nom.

Malgré sa victoire face à Guingamp (1-0), Marseille voudra très certainement oublié sa saison. Ambitieux et optimiste, le club phocéen a vite déchanté. L’affaire Thauvin, le licenciement prématuré d’Elie Baup, le cas Anigo, le parcours chaotique en Ligue des Champions, les résultats en dents de scie, rien ou presque n’a souri à l’OM version 2013/2014. Pour ne rien arranger, les Marseillais (6e) ne verront pas l’Europe et Mandanda (sorti su civière) n’ira pas au Brésil avec l’équipe de France. Une saison noire ou seul Gignac (16 buts) a su tenir son rang. L’arrivée imminente de Marcelo Bielsa au chevet d’un club malade devrait redonner un peu d’espoir aux supporters. La perspective d’un stade Vélodrome rénové aussi. L’une des équipes les plus populaire de France se doit de réagir et vite.

Pascal Dupraz, Haut-Savoyard dans l'âme (etg.com)
Pascal Dupraz, Haut-Savoyard dans l'âme (etg.com)
Fin de l’aventure. Soirée nostalgie à Bastia. Même si le dernier match de la saison a accouché d’un score nul et vierge (0-0), l’émotion était ailleurs. Dans l’enceinte de Furiani, Frédéric Hantz a vécu son ultime affrontement sur le banc corse, après quatre années teintées de succès. Il en va de même pour l’immense Mickaël Landreau (34 ans), qui arrête sa carrière avec à son actif, plus de six-cent matches au compteur. Comme le destin fait bien les choses, c’est face à Nantes, son club de cœur, que le portier tricolore a mis un terme à son parcours de gardien de but.

A Lorient, Christian Gourcuff part également la tête haute. Viscéralement attaché à ce club, le breton quitte les Merlus après vingt-cinq années de bons et loyaux services. Il aura eu le mérite de toujours proposé un jeu léché et spectaculaire avec un effectif pourtant loin des équipes de tête. L’histoire se termine aussi à Bordeaux où Francis Gillot tire sa révérence. Ironique, pragmatique et souvent caustique, le « vieux loup blanc » quitte la meute et laisse derrière lui un club stable. Alors que la rumeur Zidane enfle en Gironde, Gillot peut partir l’esprit libre. Il aura réussi l’exploit de maintenir un groupe sans réel génie dans la première partie de tableau. Ciao l’artiste.

Ultime volte-face. Aux abonnés absents durant la première partie de saison, les Sochaliens ont dû attendre la venue du charismatique Hervé Renard pour se réveiller. Et quel réveil ! Le club de Franche-Comté s’est complètement métamorphosé au contact du coach vainqueur de le CAN avec la Zambie. Une phase retour que Sochaux a maîtrisé avec brio jusqu’à sa dernière confrontation. Balayé par Evian TG (0-3), l’équipe de Renard a sombré devant un public médusé. La sphère footballistique française n’aurait pas misé un centime sur les Hauts-Savoyards et pourtant, Pascal Dupraz avait prévenu tout le monde : Evian-Thonon-Gaillard se battra jusqu’au bout. L’entraîneur annemassien a cloué quelques becs et assuré avec panache le maintien de son équipe. En face, Sochaux retrouve la Ligue 2 treize ans après l’avoir quitté.

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Mickaël Landreau (à gauche) part avec le sourire (francefootball.fr)
Mickaël Landreau (à gauche) part avec le sourire (francefootball.fr)
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Carnet de commande : Landreau, une retraite anticipée. C’est un véritable monument du football français qui a dit adieu à la Ligue 1. Mickaël Landreau (34 ans) avait pourtant encore quelques beaux jours devant lui mais l’occasion était belle de finir sa carrière là où elle avait commencé. Qui plus est face à Nantes, son club formateur. Détenteur du nombre de matchs disputés en championnat de France (618), Micka a donc décidé de raccrocher les gants après une carrière pleine de rebondissements. Un parcours émaillé d’exploits et de désillusions. Il reste cependant une dernière aventure à vivre avec l’équipe de France au Brésil et pourquoi pas, marquer l’histoire de ce pays à tout jamais.


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L'entrecôte :  La lucarne de Gignac. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la saison de l’OM n’a pas été de tout repos. Seule éclaircie dans la tempête phocéenne, cet éclair de génie signé André-Pierre Gignac. Sur la pelouse d’Ajaccio, l’attaquant marseillais a illuminé la rencontre en marquant l’un des plus beaux buts de la saison. Contrôle dos au but suivi d’une reprise de volée en pivot et ça fait mouche. Ochoa ne peut que constater les dégâts. Tous les Big Mac du monde ne valent pas ça. Chapeau Dédé !
 

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Le Beaujolais : Zlatan Ibrahimovic, what else ? En signant au PSG, le géant suédois n’a pas seulement éclaboussé la Ligue 1 de son talent, il est devenu une véritable référence. A la pointe de l’attaque parisienne, Zlatan a empilé les buts et remporté le titre de meilleur buteur du championnat haut la main (26). Ibrahimovic, c’est un physique de dingue, des gestes fous, un caractère bien trempé et avant tout, une marque qui rapporte. La France est littéralement tombée sous le charme de l’icône suédoise à tel point qu’elle lui a consacré un verbe : « Zlataner ».  

La Ligue 1 n’avait plus abrité en son sein un joueur de ce calibre depuis bien longtemps. Au-delà du simple buteur, se cache un fin négociateur. En effet, si le PSG avait remporté la Ligue des Champions, ses joueurs auraient touché la modique somme  d’un million d’euros par tête. Une prime négociée par le « Z » en personne. Il se murmure dans les travées du Parc que le grand Ibra pourrait devenir directeur sportif après sa carrière, qu’il compte finir au Paris SG. God save Zlatan.

Zlatan, superstar (psg.fr)
Zlatan, superstar (psg.fr)
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Le corps arbitral. Un malaise profond. Une fracture. Entre les arbitres de Ligue 1 et les différents protagonistes du football français (joueurs, entraîneurs, présidents…) le lien semble rompu. Fautifs sur plusieurs rencontres, les arbitres doivent impérativement réagir pour éviter de nouvelles erreurs susceptibles de fausser la donne. C’est sans doute l’un des métiers les plus durs et les plus critiqués dans ce milieu mais il faut parfois savoir se mettre face à ses erreurs, les comprendre et tenter de les résoudre tous ensemble. Aucun sifflet français ne retentira durant le Mondial et ça, c’est une bonne occasion de se remettre en question.       Les déplacements de supporters. Le football est un sport de passionnés. L’ambiance d’un match dépend quasi intégralement des supporters présents dans le stade, pour encourager leur équipe ou bien pour se délecter du spectacle. Néanmoins, à cause de certains énergumènes un peu trop hystériques, la LFP a dû faire face à un problème de taille : interdire ou pas le déplacement des supporters pour des rencontres dites « à haut risque ». La Ligue a tranché pour la première option, privant plusieurs personnes non-fautives de pouvoir supporter leur club de cœur. Un vaste débat qu’il faudra régler pour la saison prochaine car l’affluence, déjà assez pauvre en L1, ne devrait pas s’améliorer.



Maxime Brandizi

     

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