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Dossier : L'âge d'or de l'Equateur
Jeudi 11 Avril 2013

Equateur - Paraguay, le rêve continue


En course pour une qualification à la Coupe du Monde 2014, l’Equateur affrontait il y a deux semaines le Paraguay pour une rencontre capitale. Ce mardi 26 mars, la "Tri" remportait une victoire importante face au Paraguay (4-1) dans son stade fétiche de Quito, où elle reste d'ailleurs toujours invaincue. Dans le cadre de ce dossier exclusif, FI était au stade Olimpico Atahualpa où l'atmosphère n'a rien à envier aux "chaudrons" européens.


Une supportrice devant le stade aux couleurs de son équipe nationale. (Photo : eldiario.com)
Une supportrice devant le stade aux couleurs de son équipe nationale. (Photo : eldiario.com)
Quand on sait que tout un peuple est derrière soi, à épier votre comportement sur le terrain, à exulter en cas de victoire ou à vous détester si, par malheur, la défaite était au bout des 90 minutes, on s'imagine bien la pression ressentie par un joueur. Le peuple équatorien, féru de football et d’exploit, était, le mardi 26 mars, devant son poste, sa radio ou, pour les chanceux comme nous, au stade, là où cette fameuse pression est la plus palpable. Dans les tribunes, on est debout lorsque son équipe fétiche apparaît sur le stade, encore debout lors de l’hymne national, et toujours debout à la 2ème minute lors la première occasion chaude pour la "Tri". Oui, le fan a le sang chaud par ici !

Une marée jaune, rouge et bleue chargée de drapeaux et de multiples gadgets aux couleurs de leur équipe favorite envahit bientôt tout l'espace disponible; on guette la moindre télévision et l'on n'hésite pas à jouer des coudes pour se rapprocher du bar.
 
Un peu plus tôt, pendant que le stade se remplit, les bars se remplissent aussi aux alentours de la place Foch (la place principale de Quito). Une marée jaune, rouge et bleue chargée de drapeaux et de multiples gadgets aux couleurs de leur équipe favorite envahit bientôt tout l'espace disponible; on guette la moindre télévision et l'on n'hésite pas à jouer des coudes pour se rapprocher du bar et ses boissons tant nécessaires pour baisser la nervosité. Certains sont encore en costard, ayant juste eu le temps de sortir du travail pour se précipiter devant le premier poste de télévision. La tension peut se lire sur le visage des fans, vêtus du maillot national pour rappeler pour quelle équipe ils vibrent. Et pourtant, une défaite ne serait pas dramatique pour la "Tri", elle a de la marge par rapport à ses concurrents. Néanmoins, il n’est pas question de parler de contre-performance. « Hasta la victoria siempre »; la phrase de Che Guevara, entendue à maintes reprises par ici, prend tout son sens en cette journée qualificative.

Caicedo célèbrant le but égalisateur. (Photo : radio-mundial.com)
Caicedo célèbrant le but égalisateur. (Photo : radio-mundial.com)
Un match plaisant. Quito, 16h. Tout est réuni pour assister à une partie exceptionnelle : la météo maussade, comme à son habitude dans la capitale, les gradins remplis, un stade aux couleurs de la patrie, 22 joueurs impatients et une nation toute entière prête à vibrer avec ses héros. Les intentions des hommes de Rueda ne se font pas attendre avec une équipe portée sur l’offensive qui se procure les premières occasions. L’Equateur presse en ce début de match et les fans n’ont quasiment pas le temps de se rasseoir. A la 15ème minute, c'est la douche froide : 1-0 pour les Guaranis du Paraguay. Le but ? Un renvoi de la défense contré qui arrive, par miracle, dans les pieds de Caballero qui peut pousser le cuir au fond des filets.

Puis, soudain, le speaker s'égosille : « Gooooolazonnnn Ecuador » ! Les Equatoriens revivent l’espace de deux secondes; le but est annulé pour un hors-jeu évident. L'affaire nous confimre le sang bouillonant des Sud-américains.
 
24ème minute, la tension est palpable. Sur une action de la "Tri", le ballon finit par toucher la transversale; les Equatoriens se sentent maudits. Puis, soudain, le speaker s'égosille : « Gooooolazonnnn Ecuador » ! Les supporters revivent l’espace de deux secondes; le but est annulé pour un hors-jeu évident. L'affaire nous confimre le sang bouillonant des Sud-américains. Puis, l'arbitre siffle un coup-franc dangereux sur la droite des buts du Paraguay. Le peuple de Quito se met à y croire et il a raison; l'Equateur égalise grâce à la tête du buteur vedette Caicedo. C'est la mi-temps. Ouf, tout le monde peut respirer l’espace d’un quart d’heure.

Montero, auteur d'un doublé, exprime sa joie avec son coéquipier Antonia Valencia. (Photo : 90minutos.com)
Montero, auteur d'un doublé, exprime sa joie avec son coéquipier Antonia Valencia. (Photo : 90minutos.com)

Le héros Montero

La folie s’empare des gens, ils s’embrassent, se sautent dans les bras et se congratulent comme si c'était eux qui avaient marqué ce but donnant l’avantage à la "Tri."

Juste avant le coup de sifflet de l’arbitre annonçant la reprise, le stade Olimpico Atahualpa nous offre un moment édifiant : tous les joueurs se réunissent en formant un cercle afin d’exaucer une prière, avant de retourner au combat. Les chants reprennent alors avec ferveur. Les hommes de Rueda ne laissent pas respirer leurs adversaires qui subissent les offensives et se dégagent comme ils peuvent. Puis, enfin, la libération ! Jefferson Montero laisse sur place son défenseur avant de tromper le gardien d’une frappe dans le petit filet opposé; c’est 2-1 pour les locaux. Le cri de joie est retentissant, les rues s'enflamment et des « Vamos Ecuador » s’entendent dans tous les recoins de la capitale, même le commentateur en perd sa voix ! La folie s’empare des gens, ils s’embrassent, se sautent dans les bras et se congratulent comme si c'était eux qui avaient marqué ce but donnant l’avantage à la "Tri."

Les Equatoriens aiment leur sélection, et ils ont raison ! (Photo : akyanuncios.com)
Les Equatoriens aiment leur sélection, et ils ont raison ! (Photo : akyanuncios.com)
Cette réalisation donne une confiance inébranlable aux Equatoriens. Le Paraguay, condamné à la victoire pour rester dans la course à la qualification, n’y arrive pas. Et, quelques minutes plus tard, c’est ce même Montero qui offre à Benitez le 3-1 d’un centre du gauche magique. Le peuple équatorien se remet à exulter et peut désormais regarder avec sérénité la fin du match. En feu, Montero parachève son œuvre en inscrivant le 4ème but. Le petit (1m69) et très rapide ailier gauche a marqué de son empreinte ce match. Aujourd'hui, il a réussi à piquer la vedette à son compatriote du couloir opposé Antonio Valencia, auteur d’un bon match, mais qui a pêché dans le dernier geste.

Cette solide victoire permet à l’Equateur de grappiller une place au classement suite à la défaite de la Colombie face au Venezuela. Le rêve d’une nouvelle qualification pour la coupe du monde devient gentiment réalité pour cette fantastique équipe bénéficiant d’un esprit d’équipe hors du commun. Comme rarement dans l'histoire de l'Equateur, Quito vit au rythme des exploits de sa sélection nationale. Le renouveau d’un pays, d’un peuple et d’une équipe de football véhiculant un message d’espoir et de fierté partout dans le pays. Quelle belle image peut donner le football !

De Quito,


     

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