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Joyeux anniversaire
Samedi 25 Janvier 2014

Eusébio, adieu l'artiste


Ce devait être un jour de fête pour le Portugal mais la vie, ou plutôt la mort, en a décidé autrement. En effet, c’est aujourd’hui même que l’illustre Eusébio da Silva Ferreira devait souffler les bougies de son soixante-douzième anniversaire. L’ancien attaquant portugais est malheureusement décédé vingt jours plus tôt, laissant le peuple lusitanien dans une profonde tristesse. Considéré comme l’un des plus brillants footballeurs au monde, Eusébio était également un homme à la mentalité remarquable. Retour sur l’incroyable carrière de la « Pantera Negra ».


(news.fr)
(news.fr)
Un contexte vraiment particulier. Eusébio da Silva Ferreira est née le 25 janvier 1942 à Lourenço-Marquès, durant la colonisation portugaise du Mozambique. Rebaptisée « Maputo » lors de l’indépendance du pays (1975), cette ville est désormais considérée comme la capitale du Mozambique. C’est durant cette période plutôt délicate, que le petit Eusébio commence à taper dans un ballon. Il effectue ses premières gammes au sein du SC Lourenço Marques, à l’âge de quinze ans.

Quelques années plus tard, il est repéré par des émissaires du club portugais de Benfica. Un comble lorsque l’on sait que le SC Lourenço Marques était parrainé par le Sporting CP, ennemi juré du SL Benfica. C’est donc avec la plus grande prudence et sous surveillance, que le jeune Eusébio (18 ans) débarquera au Portugal en 1960.

La grâce incarnée (wordpress.com)
La grâce incarnée (wordpress.com)
Une panthère parmi les aigles. L’histoire d’amour entre l’enfant du Mozambique et le club lisboète débute lors d’un match amical, durant la tournée européenne du club brésilien de Santos (1961). Sur le banc de touche, Eusébio voit ses coéquipiers se faire broyer par la bande à Pelé (5-0). Pas démoralisé, il entre en jeu et inscrit un triplé en moins d’une demi-heure mais ne peut éviter la défaite des siens (6-3). Suffisant néanmoins pour envoyer un message fort à la planète foot et ce n’est que le début.

Devenu titulaire indiscutable, le Portugais enchaîne les bonnes performances et enfile les buts comme des perles. Une ascension fulgurante qui permet au Benfica de conserver son titre de champion d’Europe face au Real Madrid de Puskás (5-3). Eusébio, auteur d’un doublé, remporte sa première (et dernière) Ligue des Champions (1962). Compétition où il terminera à de nombreuses reprises meilleur buteur. Au Portugal, Eusébio devient la « Pantera Negra ». Surnom affectif donné en raison de ses qualités physiques impressionnantes, en particulier sa vitesse.

Avec lui, le Benfica a écrit les plus belles pages de son histoire footballistique. Le goleador portugais aura glané pas moins de onze titres entre 1961 et 1975. Ajouté à cela cinq Coupes du Portugal, sept trophées du meilleur buteur du championnat et deux Souliers d’or (1968 et 1973). On comprend mieux pourquoi cet homme a fait l’objet d’une statue en bronze à son effigie, à l’entrée du stade de la Luz. Au Portugal, Eusébio est immortel.

Une récompense amplement méritée (chronofoot.com)
Une récompense amplement méritée (chronofoot.com)
Une trace dans l’histoire. Immensément talentueux, l’attaquant lisboète décroche la plus belle distinction individuelle pour un joueur de football : le Ballon d’Or (1965). Un trophée qu’il aurait pu remporter sous d’autres couleurs. En effet, lors de ses débuts tonitruants au Benfica, Eusébio est approché par la Juventus et un accord est trouvé entre le joueur et le club de la Vieille Dame (1962). C’était sans compter sur Antonio de Oliveira Salazar.

Fer de lance du régime autoritaire mise en place au Portugal, Salazar le colonialiste veut à tout prix garder Eusébio et de ce fait, l’envoie faire son service militaire. Résultat, son transfert vers l’Italie est avorté et l’emprise du dictateur apparait claire. D’ailleurs, Salazar se sera longtemps servi de l’image du prodige lisboète à des fins politiques, notamment contre les anticolonialistes. Que serait devenue la carrière de la « panthère noire » à la Juventus ? On ne le saura jamais. Cependant, ce Ballon d’or obtenu avec le maillot du Benfica vient saluer aussi bien le footballeur que l’homme, qui fut privé de sa liberté sous le joug de l’autorité.

Plus qu'un joueur, un symbole (beinsport.net)
Plus qu'un joueur, un symbole (beinsport.net)
Le chef-d’œuvre inachevé. Eblouissant sur la scène européenne, Eusébio participe à sa première Coupe du Monde (1966) avec une certaine ambition. Hasard du tirage au sort, le Portugal se retrouve à l’époque dans le même groupe que le Brésil, tenant du titre des deux dernières éditions (1958 et 1962). Les Lusitaniens disposent facilement de la Hongrie (3-1) puis de la Bulgarie (3-0) pour s’offrir un dernier match de prestige pour la première place du groupe face aux Auriverdes. Cependant, le duel tant attendu entre Eusébio et Pelé prend rapidement fin. Pas épargné par les défenseurs, Pelé se fait découper par João Morais et sort sur civière, laissant ses coéquipiers orphelins. Une aubaine pour Eusébio, qui inscrira un doublé dans une rencontre bien maîtrisée (3-1).

En quart de finale, le Portugal se heurte à la surprise du tournoi : la Corée du Nord. D’ailleurs, les Asiatiques jouent crânement leur chance, au point de largement devancer leurs adversaires après moins d’une demi-heure de jeu (3-0). Piquée dans son orgueil, la « Pantera Negra » accélère. Un quadruplé plus tard, et voilà les Portugais de nouveau dans le droit chemin. José Augusto viendra clôturer le score (5-3) mais c’est bel et bien Eusébio qui aura porté son équipe jusqu’en demi-finale.

Au tour suivant, c’est à Wembley face à l’Angleterre (pays hôte) que la marche va s’avérer trop haute. Malgré un bon match et un but, Eusébio et son équipe s’inclinent face au grand Bobby Charlton, auteur d’un doublé (2-1). Le conte de fée prend fin face au futur vainqueur de l’épreuve. Néanmoins, le Portugal accroche la troisième place de ce Mondial et Eusébio arrache le titre de meilleur buteur de la compétition (9 buts). Pas suffisant pour remporter un deuxième Ballon d’or, qui finira logiquement entre les mains de l’illustre Bobby Charlton (1966).

Maxime Brandizi

     

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