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Sociofoot
Mardi 21 Octobre 2014

Indian Super League


Voilà une preuve supplémentaire que le football est bien le sport le plus populaire du monde. Alors que le « soccer » commence à prendre une place considérable aux Etats-Unis, c’est maintenant au tour de l’Inde de se mettre au ballon rond. Fortement inspirée du modèle américain, l’Indian Super League vient à peine de voir le jour mais soulève déjà plusieurs questions. FI vous invite à plonger au cœur de cette aventure pour le moins exotique.


(India.com)
(India.com)
Comment ça marche ? Comme indiqué précédemment, l’Inde a pas mal pompé sur son homologue américain. C’est une ligue fermée, dans laquelle un système de draft a été instauré pour composer les effectifs (dont le total s’élève à huit). Elle n'est disputée que par des franchises qui payent des droits pour entrer dans la ligue, et il n'y a pas de système de relégation-promotion. Pour doper encore un peu plus l’intérêt de ce nouveau projet, les Indiens ont décidé de mettre en place un plan pour attirer des anciennes gloires du football mondial : le « marquee player ». Cela consiste à prendre un joueur qui a fait ses preuves, et dont le nom rappellera quelques souvenirs aux amateurs de ballon rond, le payer grassement et espérer que sa grinta fasse étinceler le club dans lequel il aura apposé sa signature.

A noter qu’il existe déjà un championnat de football au pays du cricket, nommé I-League, mais qui n’a pour le moment aucun impact ni aucune corrélation avec la nouvelle lubie des riches entrepreneurs indiens.

L’Éthiopien Fikru Tefera, première révélation de l'ISL ? (indiatoday.in)
L’Éthiopien Fikru Tefera, première révélation de l'ISL ? (indiatoday.in)
Sur le terrain, ça donne quoi ? Pour le moment, l’Indian Super League n’en est qu’à ses premiers balbutiements. Néanmoins, elle compte bien mettre les moyens pour faire entrer le football au panthéon des sports. Pour cela, rien de tel que d’appeler à la rescousse des vieux briscards qui, à une époque pas si lointaine, ont réussi à sublimer le sport roi. Parmi eux, on retrouve l’inusable Robert Pirès (41 ans) pilier du FC Goa. Le Français, sous les ordres d’un certain Zico, a trébuché d’entrée face au FC Chennai (1-2) coaché par le sulfureux Marco Materazzi. La réussite fuit également un ancien tricolore : David Trezeguet (37 ans). Après un nul peu convaincant contre Delhi Dynamos (0-0), l’équipe de « Trezegol » a sombré au Patil Stadium de Mumbai (5-0) et son milieu vedette, Fredrik Ljungberg (37 ans).

Pour l’instant, la Ligue est dominée par l’Atlético de Kolkata de Luis Garcia (36 ans). Avec deux victoires et un résultat nul, elle est sans aucun doute le premier grand leader de l’ISL. Pour le reste, toutes les autres équipes se valent plus ou moins. Avec un mélange de joueurs asiatiques et indiens, le niveau de jeu n’est pas aussi déplorable que l’on pourrait le penser. Le rythme est certes plutôt lent par moment mais les rencontres sont parfois débridées et spectaculaires.

Muscle ton jeu Robert ! (footballcounter.com)
Muscle ton jeu Robert ! (footballcounter.com)
Un avenir durable ? Il ne faut pas se voiler la face. Même si l’idée est plutôt bonne sur le papier, la création de cette Ligue peut prêter à discussion. Déjà, les Indiens ne sont pas vraiment friands de football. Leur sport phare c’est le cricket. Cependant, les spectateurs étaient venus en masse lors du match d’ouverture à Calcutta (environ 60 000 personnes) entre l’Atlético et Mumbai City (3-0). Il faut dire que les investisseurs ont mis les moyens pour que leur bébé puisse avoir un rayonnement digne des plus grands évènements. Une majeure partie de la population (85%) aura accès aux matches durant les deux mois de compétitions. L’exportation se porte plutôt bien également puisque plusieurs pays ce sont déjà positionnés pour avoir les droits. Réel intérêt ou simple curiosité ? Là encore, le débat reste ouvert.

En outre, le côté « Ligue fermée bâtie à grands coups de billets » donne une image un peu élitiste de ce qui devrait normalement être un grand rassemblement sportif. On ne va pas se mentir, le football c’est aussi un sacré business. Dans l’un des pays les plus peuplé au monde, où le taux de pauvreté (25%) et de chômage (9,8%) reste assez élevé, il est difficile de voir autant d’argent dépensé pour tenter d’introniser un sport qui est loin de faire l’unanimité. Là où certains problèmes comme la pauvreté, l'analphabétisme et la corruption restent très importants, il ne semblait pas vital d’instaurer une telle compétition. Si le timing laisse à désirer, il faudra néanmoins suivre avec attention les répercussions de cette Indian Super League.


Maxime Brandizi

     

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