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Dimension sport
Samedi 18 Août 2012

JO : service après-vente


Après deux semaines de compétitions sportives haletantes, Londres 2012 tire sa révérence. La ville laisse derrière elle de grands Jeux, décrits comme ''heureux et glorieux'' par Jacques Rogges, président du CIO, quelque peu avare de ses mots. Loin de la démonstration de force de Pékin en 2008, les Jeux de Londres 2012 se voulaient plus économes, au sein d'une Europe cherchant à économiser le moindre centime. Alors, est-ce que le spectacle proposé valait les 11 milliards d'euros investis ? FI vous offre son rapport qualité-prix, en analysant les performances des quatre attractions ''phares'' de ces JO.


Usain Bolt : la ''légende vivante''

20minutes.fr
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À quoi bon analyser, disserter, s'étaler ? Bolt nous le dit lui-même, d'un doigt sur la bouche : ''taisez-vous, je suis une légende vivante''. La star jamaïcaine a à nouveau régné en maître sur ces Olympiades, rééditant son triplé de 2008 à Pékin en s'imposant sur toutes les distances. Que ce soit sur 100m, 200m, ou 4x100m avec le reste de l'équipe jamaïcaine, Bolt n'a pas encore trouvé d'égal. Yohan Blake tenta bien de créer la surprise, mais rien n'y fit, Usain resta intouchable, se laissant pousser des ailes à chaque course. Le dernier relai du 4x100m, justement, fut à l'image de l'athlète qu'il est : époustouflant. Bolt, alors aux coudes à coudes avec Rian Bailey, l'américain, implosa littéralement lors de la dernière ligne droite pour ôter tout espoir de médaille d'or à l'équipe des USA. Ce dernier bout de course fut une véritable consécration pour Usain Bolt, l'élevant au rang de ''légende jamaïcaine'' aux côtés de notre cher Bob. Dans son ascension vers les sommets, Bolt aura même le culot de retoucher le record du monde de cette course, faisant passer la marque de 37''10 à 36''84. Et donc, voilà Bolt, l'athlète surhumain, l'homme à la vitesse supersonique, le showman par excellence, ajoutant trois médailles d'or à son palmarès. Au risque de le voir s'enorgueillir encore un peu plus...

Michael Phelphs : l'homme qui changeait l'eau en or

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Il l'a fait ! En s'imposant sur le relais 4x200m lors de la deuxième semaine des JO, Michael Phelps est devenu le sportif le plus titré de tous les temps, avec 19 médailles à son compte. Barack Obama, trop heureux de pouvoir se faire un peu de pub en période électorale, alla même jusqu'à féliciter le jeune homme par téléphone, le motivant au point qu'il aille ajouter trois autres reliques à son palmarès dans le courant de la semaine. Bilan total : 22 médailles, dont 18 en or, pour l'américain de 27 ans. Alors que bien du monde affirmait que Phelps ne serait capable de résister à la montée en puissance de son compatriote Ryan Lochte, auteur d'un début de saison tonitruant, il fit taire tous ses détracteurs en allant s'imposer plusieurs fois devant ce même éphèbe. L'heure est à la gloire pour le deuxième grand homme de ces JO, qui s'inscrit dans l'histoire comme l'un des meilleurs nageurs de tous les temps.

Roger Federer : vieux, moi ? Jamais !

lexpress.fr
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Roger Federer terminant deuxième, on l'admettra, c'est plutôt rare. Mais de là à qualifier sa médaille d'argent de ''déception'', à l'image des journalistes de la première chaîne de télévision romande, il y a un pas que nous ne franchirons pas. Les prestations fournies par Federer durant cette quinzaine olympique devraient surtout nous rappeler à quel point les Suisses peuvent être fiers de leur ambassadeur préféré. L'homme à la Rolex livra à nouveau un tennis d'exception tout au long du tournoi, et fut même capable, à l'âge honorable de 30 ans, de nous démontrer, que, et oui, il était encore capable de battre de jeunes joueurs pleins de fougue tel Juan Martin Del Potro. Même lorsqu'il faut disputer 36 jeux dans l'ultime manche. Le meilleur joueur de tennis de tous les temps fut donc d'une forme ''olympique'' durant ces Jeux, pour nous rappeler une fois de plus qu'il n'avait toujours pas pris une ride. Et le fait que Murray, poussé par une fulgurante fibre de patriotisme, fut inarrétable lors de la finale, ne change en rien notre admiration pour notre héros national.

Team USA : la nouvelle Dream Team ? Presque !

thegrio.com
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Une équipe sportive réunissant les douze meilleurs athlètes d'une discipline, c'est une chose que l'on voit plutôt rarement. Et bien, ce fut le cas lors de chaque match de l'équipe des USA durant ces Olympiades. Cette équipe américaine s'est hissée en finale olympique sans rencontrer la moindre difficulté, accomplissant un parcours sans faute. Elle réussit même à améliorer de nombreux records lors d'un match d'anthologie contre le Nigéria, dont celui du plus grand nombre de points effectués durant une seule partie, la marque passant de 138 à 156. Et même au dernier stade du tournoi, où les bouillants Espagnols les attendaient, revanchards du revers reçu à Pékin en 2008, l'équipe à 160 millions de livres (salaires annuels des 12 joueurs additionnés, ce chiffre laissant à réfléchir...) se montra exemplaire. L'équipe rouge et jaune dût s'incliner, dépourvue de tous moyens. Les toréadors n'eurent tout simplement pas la possibilité d'offrir la moindre opposition. Il est étonnant, presque dommage, de constater à quel point une seule nation peut dominer une discipline. La composition proposée par Mike Krzyzewski, l'entraîneur, peut se vanter de ne presque pas avoir d'égal dans l'histoire du basket-ball. Presque ? Et oui. La Dream Team, l'équipe championne en 1992 à Barcelone, menée à l'époque par Michael Jordan et Magic Jonhson, probablement les deux meilleurs joueurs de tous les temps, reste intouchable. Ce que cette équipe avait démontré à l'époque est entré dans la légende, et y restera gravé pour longtemps. Jamais ne fut égalé le niveau de basket-ball présenté durant deux semaines. En 1992, ce fut toute la planète qui s'émerveilla devant les prouesses de cette équipe, pour laquelle les entraînements étaient plus éprouvants que les compétitions.

L'équipe de 2012, quant à elle, fut juste un amoncellement de superstars ; bien que Mike Krzyzewski eut quasiment réussi à en faire une équipe pleine de cohésion, le fait que chaque joueur voulut attirer l'attention sur lui ternit quelque peu l'image finale. Mais bon, dans une société qui porte l'individu qui réussit au sommet et qui laisse les autres dans l'ombre, on comprendra que lorsque l'un touche au Graal, il veuille profiter au maximum des rayons de lumière. Et donc, voilà les américains quittant Londres sous les feux des projecteurs, emportant avec eux une médaille d'or et la fierté d'avoir pu appartenir, le temps de deux semaines, à la seconde meilleure équipe de tous les temps.

Satisfait... ou remboursé !

actustar.com
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Et donc, nous y voilà. Après deux semaines de folie, où s'enchaînèrent spectacles titanesques, compétitions sportives déchaînées, remises de prix émouvantes, les Jeux Olympiques ferment une autre page de leur longue histoire. Et comme à chaque fois, la même question se pose : vaut-il vraiment la peine de continuer à organiser des Jeux ? Chaque fois plus coûteux que les précédents, ils laissent les pays hôtes au bord de la faillite. Des Jeux où seuls les champions sont adulés, et où tous les autres sont laissés dans l'ombre, sous le seul prétexte qu'ils n'ont pas obtenu de médaille. Tous ces autres acteurs qui appartiennent tout de même à l'élite mondiale, et qui sacrifient tout pour se voir échouer au pied du podium. Mais bon. Tel est la loi... le public veut des champions. Et les champions qui nous sont présentés sont fantastiques, puissants, talentueux, à l'image des quatre exposés ci-dessus. Et ils nous font oublier le reste, tant ils nous éblouissent. Et nous, on en redemande, vu qu'on adore ça. En même temps, nous n'y pouvons pas grand chose... Il est si beau et agréable d'assister au triomphe des personnes auxquelles nous nous identifions.

Alors, voici la question : satisfait ou remboursé ? À vous de savoir... pour les insatisfaits, il suffit d'attendre Rio 2016 qui nous promet des Jeux... politiquement corrects, dans un des pays les plus corrompus au monde. Nous ne pouvons qu'espérer qu'ils se montreront à la hauteur du défi proposé. Londres le fut... ou pas.


     

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