FOOTBALL INTéGRAL - Le football avec du coeur
Facebook
Twitter
Hebergeur d'image
Hebergeur d'image
Hebergeur d'image
Hebergeur d'image
Sociofoot
Samedi 23 Avril 2011

La fête du football basque


Depuis 1929 et la première confrontation dans le cadre de la naissance du Championnat d'Espagne, la Liga a vu se disputer 127 rencontres entre les deux clubs. Autant de matches émaillés d'histoires et d'anecdotes à fortes connotations politiques. En premier lieu, celui de décembre 1975. Quelques jours après l'annonce de la mort de Franco, le derby se présente comme une opportunité idoine pour toute la communauté basque de se faire entendre. Les deux capitaines du jour, José Angel Iribar et Ignacio Kortabarria, pénètrent sur la pelouse de San Mamès, drapeau basque à la main comme un pied-de-nez à l'ancien régime dictatorial. Gros plan sur un derby aux valeurs peu communes.


La fête du football basque

Trois ans que le Pays Basque attendait de célébrer à nouveau son derby. Une longue attente due au pénible purgatoire entrepris par la Real Sociedad en Deuxième Division depuis l'été 2007. Désormais cette période se veut d'être révolue et Martin Lasarte, entraîneur des « Txuri-urdin », mesure sa chance de retrouver l'élite et l'ambiance de ces matches à part: « Il y a un an, nous avions envie de disputer ce match. Aujourd'hui, il nous attend. Nous allons essayer d'offrir une nouvelle joie à nos supporters ». Autant dire que l'envie ne manquait pas à ces joueurs lors du match aller. Sevrés de cette ambiance trop longtemps, les joueurs de San-Sebastien ont dévoré les Lions de Bilbao le 5 décembre dernier sur le score de 2-0. Une rencontre disputée sous la pluie seulement agrémentée d'un pénalty et d'un but contre-son-camp. Le spectacle n'était donc guère réjouissant. Cette fois-ci, sous le soleil basque de ce mois d'avril, les festivités entourant la rencontre promettent d'être encore plus chaudes. A l'instar du derby français en rugby (Biarritz Olympique – Aviron Bayonnais), c'est toute la Côte Basque qui va s'arrêter de vivre le temps d'une journée. Chose certaine, txacoli (vin blanc mousseux) et pintxos (tapas locaux) seront au rendez-vous. Bien que les deux clubs ne côtoient que trop rarement les sommets de la Liga, nous sommes en présence de deux symboles historiques du football champion du monde. D'un côté, l'Athletic Bilbao, connu pour son choix d'aligner uniquement des joueurs de sang basque, possède un palmarès éloquent: 8 titres de champion et 24 Coupe du Roi. De son côté, la Real Sociedad dispose de deux trophées de chaque compétition. Mais ces deux clubs représentent surtout le domination du football basque aux débuts des années 80. En effet, les bleus et blancs remportèrent leurs deux titres en 1981 et 1982 avant que le voisin ne prennent le relais lors de deux saisons suivantes. Une époque certes révolue mais qui fût tellement importante pour la région tout entière.


Une entende cordiale sous réserve

Il faut le dire, l'Athletic et la Real se respectent et s'apprécient même. Ils cohabitent sans animosité. L'ambiance autour d'une rencontre est avant tout festive. Cependant, ils n'en demeurent pas moins des rivaux à caractère sportif. Et les supporters "blanquiazul" (bleu et blanc, en basque) se permettent de rappeler quelques "manitas" par-ci, par-là (en 1977 et 1995) tandis que les "Bilbainos" se remémore un fameux 7-1 obtenu sur la pelouse d'Anoeta à San Sébastien. Des petits rappels historiques réalisés dans les règles de l'art du chambrage. Cependant, à la suite de transferts effectués principalement dans l'axe San Sebastien – Bilbao, des tensions apparaissent aux débuts des années 90. Toute une génération quitte l'Océan Atlantique pour les rives du Nervion: Mikel Lasa, Gabilondo, Zubiaurre et surtout Joseba Extebarria, véritable espoir de la Real avant de devenir l'idole suprême de San Mamès. L'ampleur de la discorde s'accentue au moment où cette génération finit deuxième sous les ordres de Luis Fernandez en 1998.


En plein renouveau

Si « Leones » et « Txuri-urdin » survivent à l'immense poussé de la mondialisation dans le football moderne, c'est grâce à des centres de formations de très grande qualité. Certes, l'Athletic, à travers sa volonté de n'aligner que des joueurs au sang basque, s'est imposé ce mode de fonctionnement pour exister mais le résultat n'en est pas moins honorable et impressionnant. Premier indicateur de qualité, le nombre de champion du monde (deux) actuels formés à Lezama, lieu-dit où est installé la pépinière rouge et blanche. Javi Martinez et Fernando Llorente. L'un est annoncé comme le futur régulateur de l'entre jeu ibérique, l'autre remplace sans difficulté les absences de David Villa ou les méformes de Fernando Torres. La Real Sociedad peut quant à elle se targuer d'avoir révéler Xabi Alonso, métronome de la sélection dirigée par Vicente Del Bosque. Trois joyaux de la formation basque qui attirent un peu plus l'attention sur un travail en manque de renommée derrière les monstres sacrés le Barça et le Real Madrid. La liste d'internationaux fourni est indénombrable et exhaustive: Julen Guerrero, Jose Maria Bakero, Ismail Urzaiz, etc. Mais se reposer sur son centre de formation entraîne certaines conséquences désagréables comme celles des trous de génération d'où l'irrégularité des performances des deux clubs. Depuis vingt ans, l'Athletic Bilbao a participé seulement à cinq compétitions européennes dont une seule Ligue des Champions. La Real Sociedad n'est guère mieux lotie. Si l'on excepte la performance exceptionnelle sous la houlette de Raynald Denoueix, deuxième derrière les Galactiques madrilènes en 2003, les bleus et blancs côtoient d'avantage les bas fonds de la Liga voir la deuxième division. Cependant cette saison 2010—2011 demeure de très bonne facture pour les représentants basques. Cinquième, Bilbao espère retrouver la Ligue Europa l'an prochain à défaut de bousculer la hiérarchie pour atteindre la Ligue des Champions. Joaquin Caparros compte sur un effectif qui arrive à maturité à l'instar de Llorente, d'Iraizos ou d'Amorebieta.


Les beaux jours guettent le football basque

Il reste six matchs aux rouge et blanc pour résister à Seville et l'Atletico Madrid. Le match du jour revêt donc une importance double: venger l'affront du match aller et se rapprocher de l'objectif européen. La Real Sociedad, quant à elle, demeure un promu en bonne santé. Le retour dans l'élite se déroule sans frayeur même si l'équipe vient d'effacer le week-end dernier cinq défaites consécutives en battant Gijon. Malgré un calendrier démentiel (Barcelone, Valence, Séville), le maintien est en bonne voie avant d'espérer un avenir européen à l'image de son voisin l'an prochain. Les beaux jours guettent le football basque. Confirmation ce samedi à 22 heures.

Julien Challouette



     

Nouveau commentaire :

Dans la même rubrique :
< >

Lundi 27 Avril 2015 - 22:00 La Guerre des mondes




FOOTBALL INTEGRAL : Football Intégral - Infos du jour est sorti de presse! https://t.co/YbXZUCcw3t
Samedi 18 Novembre - 13:44

AROUND THE GAME

DSCF0749
DSC_0529
DSCF3670
DSCF9444
DSCF6763
DSCF7917
DSC_0591
DSC_0566
DSCF9444
DSCF8068
hann23
darmstadt5
DSCF9182
12
DSCF9675
leverkusen 2
DSCF9585
25
138
DSCF9597
Hebergeur d'image
Hebergeur d'image
Hebergeur d'image
 
Facebook
Twitter
Rss
Mobile
Hebergeur d'image
Hebergeur d'image