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Jeudi 17 Janvier 2013

La quête du Graal


Lionel Messi a reçu le Ballon d’or pour l’année 2012 lors de la 57e édition de la remise du trophée. L’Argentin entre dans l’histoire en raflant son quatrième titre d’affilée (2009, 2010, 2011, 2012). Cependant, si les trois précédents ne souffraient d’aucune contestation, ce dernier a suscité la polémique dans le monde footballistique. De plus, la traditionnelle « équipe type » de l’année entièrement composée de joueurs de la Liga a également interpellée. Retour sur cette journée du 7 janvier 2013 qui a marqué l’histoire du football.


Sepp Blatter, président de la FIFA
Sepp Blatter, président de la FIFA
Genèse. Le Ballon d’or est né en 1956. Son créateur, le magazine français France Football, le décernait chaque année au meilleur footballeur de nationalité européenne évoluant dans un championnat européen. Il a depuis, subit différentes modifications. En 1995, le Ballon d’or a été attribué au meilleur joueur d’un championnat se déroulant en Europe, sans distinction de nationalité. Depuis 2007, il récompense le meilleur joueur du monde, quel que soit sa nationalité et le championnat dans lequel il évolue. Aujourd’hui appelé « FIFA Ballon d’or », cette récompense individuelle est décernée par des capitaines de sélections nationales, des sélectionneurs et des journalistes spécialisés.

Le système de notation prévoit un classement établi en fonction du vote des deux cents huit sélectionneurs des pays membres de la FIFA, capitaines des sélections et journalistes représentant les pays qui composent cette fédération. Chaque parti possède un tiers dans le décompte final. Les membres du jury nomment trois joueurs (parmi une liste de vingt-trois prédéfinie) par ordre décroissant : le premier (5 points), le second (3 points) et le troisième (1 point). Les distinctions sont accordées pour les performances sur le terrain et pour le comportement d’ensemble, que ce soit sur ou en dehors du terrain.

Lionel Messi enchaîne les succès
Lionel Messi enchaîne les succès
Une victoire pas si évidente. En gagnant les quatre dernières éditions, Lionel Messi bat un nouveau record. Avant lui, seul Michel Platini avait glané trois récompenses d’affilées (1983, 1984, 1985). L’Argentin a donc été désigné meilleur footballeur du monde, devant Cristiano Ronaldo et Andrés Iniesta. La « Pulga » (puce en espagnol) a inscrit le plus grand nombre de buts sur une année (91), terrassant ainsi l’ancien record détenu par Gerd Müller (85). L’attaquant du FC Barcelone n’est jamais rassasié. De plus, il n’a quasiment jamais fait parler de lui dans les médias. Il apparait comme un joueur humble et collectif. Face à de telles qualités, Messi ne mérite-t-il pas également le prix Nobel de la paix ?

Non, plus sérieusement, l’attribution de la récompense individuelle la plus convoitée des footballeurs a peut-être été trop vite expédiée, voir injuste. Comment ne pas évoquer l’éternel second, celui qui reste toujours dans l’ombre du lutin argentin malgré une débauche d’énergie démentielle et une régularité ahurissante. Cristiano Ronaldo (27 ans) ne fera jamais l’unanimité. Trop fier, trop orgueilleux, pas assez lisse. Néanmoins, le Portugais est un joueur extraordinaire. Son étiquette de transfert le plus cher de l’histoire du football (96 millions d’euros) n’a en rien ébranlé ses statistiques exceptionnelles. En 2012, « CR7 » a remporté la Liga, la Super coupe d’Espagne, a disputé une demi-finale de l’Euro et a inscrit soixante buts toutes compétitions confondues. Lauréat de l’édition 2008, C. Ronaldo aurait mérité un deuxième sacre.

Il n’est cependant pas le seul. En effet, on retrouve à la troisième place du podium l’Espagnol Andrés Iniesta (28 ans). Pur produit de la Masia (centre de formation du FC Barcelone), ce milieu de terrain ne pouvait rêver meilleur palmarès. Inondé de trophées avec le Barça (il a gagné tous les titres possible sur une année en 2009), il fait également partie des joueurs ayant réalisé le triplé avec la sélection Espagnole (Euro 2008, Mondial 2010, Euro 2012). C’est aussi lui qui a inscrit le but victorieux contre les Pays-Bas lors de la finale du Mondial 2010. Fort d’une carrière exceptionnelle, Iniesta n’a cependant jamais reçu le Ballon d’or. Malgré son titre de meilleur joueur d’Europe, décerné par l’UEFA, pour son Euro 2012 de très bonne facture et malgré une saison plus que satisfaisante, aussi bien sur le plan individuel que collectif, l’Espagnol est encore passé à côté de la récompense suprême pour un footballeur.

Iniesta a peut-être dit adieu au Ballon d'or
Iniesta a peut-être dit adieu au Ballon d'or
Une Liga encensé qui divise. Depuis 2010, la cérémonie du Ballon d’or récompense également l’équipe type de l’année. Pour 2012, c’est un onze essentiellement composé de joueurs évoluant dans le championnat ibère qui nous a été présenté. Le Real Madrid et Barcelone étant les mieux représenté (5 joueurs chacun), seul Falcao (Atlético Madrid) fait office d’exception. Si la présence des trois finalistes à l’obtention du Ballon d’or n’a rien d’aberrant, d’autres en revanche ne jouissent pas de la même certitude.

C’est le cas de Marcelo, Dani Alves ou encore Piqué, auteurs d’une saison correcte mais pas transcendante. Kompany, grand artisan de la conquête du titre avec Manchester City, aurait très bien pu postuler à la place de l’Espagnol. De même que l’Allemand Philipp Lahm (Bayern Munich) au poste de latéral droit, qui aurait largement eu sa place. Que dire également du génie Andréa Pirlo, invaincu toute la saison en championnat avec la Juve et finaliste d’un Euro qu’il aura éclaboussé de tout son talent. L’Italien n’aurait pas volé sa titularisation dans cette équipe type de l’année 2012. Dans un autre registre, Van Persie et Cavani auraient très bien pu prétendre au poste d’attaquant de pointe mais la présence de Falcao est loin d’être usurpée. 

Pour finir, comment ne pas évoquer le titre de « Meilleur entraîneur de l’année » ? Encore une fois, l’Espagne et la Liga sont fortement représentés. Del Bosque (Espagne) est sorti vainqueur suivi de Mourinho (Real Madrid) et c’est Pep Guardiola (ex-Barcelone) qui complète le podium. Cependant, une question subsiste, où est Roberto Di Matteo ? Un coach intérimaire (il a repris Chelsea après le licenciement de Villas-Boas) qui en l’espace de trois mois remporte deux trophées (Champion’s League, FA Cup) avec une équipe moyenne (Chelsea a terminé 6e du classement) avait, selon toute vraisemblance, sa place sur le podium final. Le football est cruel parfois, injuste souvent. Il reste cependant le sport le plus apprécié et le plus pratiqué au monde et cela, pour l’éternité.

Di Matteo brandissant la Champion's League
Di Matteo brandissant la Champion's League





Maxime Brandizi

     

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