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Sociofoot
Vendredi 29 Octobre 2010

Le Nord du Royaume en ébullition


Les Anglais raffolent des derbys. A chaque journée, un exemple confirme la règle. Ainsi, il y a les connus et reconnus comme ceux de Londres ou de la Mersey. Mais, paradoxalement, le plus bouillant se trouve dans le froid, au bord de la mer du Nord. Ce dimanche, Newcastle et Sunderland se disputeront le «tyne-wear derby». Voici l’ouverture de «hors gradin», dernière rubrique de FI à découvrir le samedi matin.


Source image : mirrorfootball.uk
Source image : mirrorfootball.uk

Il existerait donc un choc entre voisins à la fois plus vicieux qu'un Arsenal-Tottenham et même plus bruyant qu'un Liverpool-Everton. Bienvenue dans l'enfer du « tyne-wear derby ». Le Tyne-wear, comté du Nord de l'Angleterre, vit selon le rythme de deux cités industrielles: Sunderland, la maritime et Newcastle, la minière. Seulement 20 km séparent ces deux bourgades à la fois si proches dans leurs modes de vie et si éloignées dans leur approche du football. Construit autour de légendes et de faits historiques, le « tyne-wear derby » rappelle des périodes clées dans l'histoire anglaise. Pour la population locale, cette opposition constitue une représentation moderne de la guerre civile du XVII ème siècle entre les parlementaires (dont Sunderland était un bastion) et les Royalistes majoritaires à Newcastle-Upon Tyne. Au fil des années, les rivalités industrielles ou politiques entre les deux villes se transforment au fur et à mesure en différents footballistiques. Glorieux clubs avant la seconde guerre mondiale (six titres de champions pour Sunderland contre quatre pour Newcastle), ils ne se disputent guère les lauriers depuis 70 ans. Seul Newcastle participe régulièrement aux joutes continentales et a titillé par deux fois Manchester United dans la conquête du titre en 1996 et 1997. Des résultats sportifs peu élogieux qui n'empêchent pas les nombreuses anecdotes autour de ce derby. Pour exemple frappant, au début des retransmissions télévisées, les diffuseurs locaux refusaient de couvrir la rencontre pour ne pas exarceber la rivalité au sein de la région. Aujourd'hui, le match est accessible à de millions de téléspectateurs et la tension demeure vive. Ce dimanche va forcément marquer les esprits dans les deux camps. Placés dans le haut de classement, respectivement 7ème et 9ème, Sunderland précède Newcastle d'un seul point. Un instant clé de la saison pour les protagonistes, un énième moment fort de la rivalité.


La crainte du 25 octobre 2008

Leurs dernières confrontations ont eu lieues au cours de la saison 2008-2009. Le match aller se disputa au Stadium of Light devant 48000 spectateurs, un derby joué sous haute tension. Pour cause, un contexte sportif difficile pour les deux clubs puisque dès le mois d'Octobre, le maintien en Premier League se trouve au centre des préoccupations. Après 28 ans de disette, les Blackcats remportent enfin un derby à domicile grâce notamment à une réalisation de Djibril Cissé. La goutte d'eau qui fait déborder le vase pour les fans des Magpies. Humiliés, ils s'en prennent dans le stade aux supporters hôtes. Le maigre dispositif de stadier se retrouve pris dans l'étau. Une scène que le football anglais avait pourtant oté de son image de marque depuis vingt ans. Les retrouvailles de ce week-end s'annonce donc tendues d'où la tenue de ce match à 14h30 d'autant que Sunderland réussit désormais des performances à Saint-James Park. Lors des huits dernières confrontations, les rouge et blanc ont gagné deux fois et réalisé deux matchs nuls.


Saint-James Park, le chaudron

C'est donc Newcastle qui a le privilège de recevoir ses meilleurs ennemis. Et pour l'évènement, Saint-James Park fera le plein, une certitude pour un stade qui même l'an passé en deuxième division comptait ses sièges vides sur les doigts d'une seule main. Dans l'Europe du football, nous louons l'ambiance rétro du Craven Cottage ou les chants d'Anfield Road mais d'avis de joueurs et d'experts, le théatre noir et blanc demeure le chaudron anglais de référence. Plusieurs raisons à cela. A l'instar de Liverpool, les valeurs ouvrières n'ont pas disparu d'un clinquement de doigt avec les millions d'euros comme à Manchester ou à Londres. La légende raconte que le bruit provenant du temple réveille les géants de la Mer du Nord. Le peuple noir et blanc ne se compose pas forcément de grands connaisseurs tactiques du ballon rond. Certes, ils savent aduler les artistes comme Ginola mais s'attachent plus facilement aux joueurs avec lesquels ils partagent des valeurs communes. Lors de la rélégation en 2009, Michael Owen ou Damien Duff sont pris en grippes, coupables de trahison envers le maillot à bandes verticales. 


Sous le charme des "Frenchies"

Un traitement de faveur que de nombreux joueurs tricolores ont connu. Lors de l'été 1995, les grands clubs européens draguent David Ginola. Pourtant, c'est bel et bien Newcastle qui attire le parisien dans ses filets. L'accueillant public de Saint-James Park ouvre son coeur à l'un des artistes incompris du football français. L'idylle ne durera certes que deux ans mais que ce fut intense. « El Magnifico » a tout connu au bord de la Mer du Nord: de la réussite sportive (deux deuxième place en Premier League), des nuits de folie dont un cinglant 5-0 face à Manchester United, de gestes sensationnels (ce but contre le Ferencvaros reste dans toutes les mémoires) et surtout une communion de tout instant avec les fans noir et blanc. Grâce à cet ambassadeur de choix, les autres Français vont arriver en terrain conquis à Newcastle. Louis Saha, Laurent Robert ou Charles N'Zogbia ont goûté sans modération aux honneurs réservés aux « Frenchies ». Malheureusement, Hatem Ben Arfa n'a pas eu ou n'aura probablement pas le temps de profiter de ce privilège. Même si, son adoubement lors de sa seule prestation entière à Goddison Park lui a laissé présagé de grands moments à vivre. Le « tyne-wear derby » en aurait fait à coup sur partie. Peut-être entendra t-il les chants des choeurs noir et blanc résonnés ce dimanche ?

Julien Challouette



     

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