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Sociofoot
Mercredi 27 Février 2013

Le fléau silencieux


Alors que le monde du football vient d’être secoué par le scandale des matchs truqués, une autre affaire bat son plein en ce moment même pour un problème dont la gravité est similaire : le dopage. Les récentes découvertes sur le monde du cyclisme, et notamment du fameux docteur Fuentes, en matière de dopage ont été avérées, mais qu’en est-il du sport le plus populaire de la planète ?


Le Dr Fuentes lors de son procès
Le Dr Fuentes lors de son procès
Un homme dans la tourmente. Eufemiano Fuentes est un nom désormais tristement célèbre à travers le monde du sport et du cyclisme en particulier. En effet, ce médecin espagnol, gynécologue de formation, est le principal inculpé de l’affaire « Puerto » portant sur le dopage qui a éclaté lors du printemps 2006, éclaboussant le cyclisme professionnel. Il aura suivi tout au long de sa carrière de très nombreux sportifs, des cyclistes pour la plupart mais également des footballeurs. C’est lui qui s’occupait de Pedro Delgado (1985) et Melchor Mauri (1991) lors de leur victoire dans le Tour d’Espagne cycliste. En 1995, il suivait aussi de très près le club d’Elche en Liga Adelante (deuxième division espagnole).

Soupçonné d’être au cœur d’un système de dopage sanguin, il fût placé quelques heures en garde à vue par les autorités espagnoles le 30 juin 2006, avant d’être relâché contre le paiement d’une caution (120 000 euros). Un an plus tard, il bénéficia d’un non-lieu dans le cadre de l’opération « Puerto », le juge estimant que les faits de mise en danger sur la vie d’autrui n’étaient pas établis. Néanmoins, l’existence d’un réseau de dopage fût avérée et le parquet décida donc de faire appel.

Alejandro Valverde, suspendu pour dopage
Alejandro Valverde, suspendu pour dopage
Procès Puerto, une sale affaire. « Puerto » est le nom de code de l’opération de dopage organisée par le docteur Fuentes. Tout commence en mars 2004, lors d’une interview accordée au journal espagnol « AS » où le cycliste Jesús Manzano explique que Kelme (son ancienne équipe) aurait mis en place un système de dopage par transfusion sanguine. Ses accusations visent principalement Eufemiano Fuentes, ancien médecin de l’équipe. Un peu plus de deux ans plus tard, cinq personnes sont arrêtés par la garde civile espagnole au cours d’une vaste opération contre le dopage dans le cyclisme. Parmi elles, on retrouve : le fameux docteur Fuentes, Manolo Saiz (ancien directeur de Liberty Seguros), Alberto León (ancien vététiste), Ignacio Labarta (ancien directeur sportif de Comunidad Valenciana) et enfin Merino Batres (responsable laboratoire d’analyse). Motif de leur arrestation ? La découverte, entre autres, d’une poudre surnommée « Poussière de la mère Célestine » à base de protéase, une enzyme destinée à faire disparaître toute trace d’EPO.

Par la suite, de nombreuses informations viendront alimenter cette affaire. Selon le « Journal du Dimanche », Rafael Nadal ainsi que cinq footballeurs du Real Madrid seraient sur une présumée liste noire transmise à l’UCI (Union Cycliste Internationale) par les autorités judiciaires espagnoles. Plus tard, Jaime Lissavetzky (Secrétaire d’Etat aux sports espagnols) démentira cette information, affirmant « qu’aucun footballeur ni joueur de tennis n’est impliqué ». Après un premier procès en 2007, l’affaire « Puerto » sera réexaminé à plusieurs reprises (2008, 2009) et les sanctions continueront de tomber, chaque année apportant son lot de découvertes et de révélations. Ainsi, en mai 2010, Alejandro Valverde voit sa suspension de deux ans confirmé par le TAS (Tribunal Arbitral du Sport). Il perd par conséquent, ses victoires et places d’honneur acquises lors de cette même année. Au mois de novembre 2011, Eufemiano Fuentes et ses complices écopent de deux années de prison et d’une « interdiction d’exercice de leur profession ».

Le club Basque est soupçonné de dopage entre 2001 et 2007
Le club Basque est soupçonné de dopage entre 2001 et 2007
Le football, intouchable ? Avec son statut de sport le plus pratiqué et le plus suivi au monde, le football semble toujours passer à travers les mailles du filet. Cependant, il est loin d’être blanc comme neige, au grand dam de ses plus fervents admirateurs. On recense très peu de cas de dopage avéré dans cette discipline, qui n’en ait pourtant pas à son premier coup d’essai. D’ailleurs, le journal « Le Monde » affirme dans ses colonnes que le football serait touché par la fameuse affaire Puerto, annonçant « avoir eu accès à une série de documents confidentiels » détaillant le programme de préparation de la saison 2005-06 du FC Barcelone et du Real Madrid. Ces documents contiendraient une liste d’inscriptions codées qui cacheraient des produits dopants. Le FC Valence ainsi que le Betis Séville seraient également concernés selon le journal.

Autre cas épineux, celui de la Real Sociedad. En effet, Inaki Badiola, ancien président du club, a accusé ses prédécesseurs d’avoir mis en place un réseau d’achat de produits dopants entre 2001 et 2007. L’ex-président met en cause deux médecins, les docteurs Eduardo Escobar et Antxon Gorrotxategi, et laisse entendre que le Dr Fuentes aurait pu être le pourvoyeur en produits dopants du club Basque. Des accusations qui ne font que confirmer le malaise pressenti depuis plusieurs années. Oui, le dopage existe bien dans le football.

Récemment, le fantasque milieu anglais Joey Barton a déclaré : « Qu’en est-il du dopage dans le football ? Il y en a, tout ce que vous avez à faire est d’ouvrir les yeux ». Ses propos sont soutenus par des anecdotes qu’il relate avec franchise : « Un international anglais m’a parlé d’injections de vitamines en vogue dans la sélection lors de la Coupe du Monde 1998. Il en avait pris une […] et m’a dit qu’il avait eu l’impression de ne jamais pouvoir être fatigué ». Barton s’étonne également de la différence des tests entre le monde du football et celui du cyclisme. Il insiste sur le fait de n’avoir subi que des prélèvements d’urine, là où les vététistes doivent aussi donner leur sang. Le laxisme des contrôles antidopage interpelle mais selon J.P de Mondenard (médecin du sport) : « […] les sportifs prennent des substances que les laboratoires ne trouvent pas, et les laboratoires cherchent des substances que les sportifs ne prennent plus ». Le constat est amer mais pas dénué de sens.

Un Homme : Luiz Nazário de Lima Ronaldo

Le mythe Ronaldo s'effrite
Le mythe Ronaldo s'effrite
Une fin de carrière qui fait débat. Ronaldo était certainement l’attaquant le plus doué de sa génération. C’était un buteur véloce, habile techniquement et un incroyable finisseur. Natif de Rio, le Brésilien jouit d’une carrière riche en buts et en trophées. Deux fois lauréat du prestigieux Ballon d’or, Ronaldo aura également porté les couleurs de bons nombres de clubs historiques (Barcelone, Inter, Real Madrid, Milan AC). Cependant, « El Fenomeno » a connu une triste fin de carrière. Contrairement à des joueurs comme Zidane ou Figo, partis sur un dernier baroud d’honneur, le Brésilien a quitté le devant de la scène pour une raison simple et implacable : son corps.

Ronaldo avait depuis quelques années pris beaucoup de poids et son retour au Brésil, sous les couleurs des Corinthians, n’a pas su relancer une carrière sur le déclin. Pire, l’avant-centre brésilien a également été victime de ses genoux trop friables. Son tendon rotulien a cédé à trois reprises durant sa carrière, deux fois à droite et une fois à gauche, un fait que les spécialistes jugent « rarissime ». Et pour preuve, les déboires physiques de Ronaldo seraient dus à un traitement pris lors de son passage au PSV Eindhoven, à base de stéroïdes anabolisants visant à lui faire gagner de la puissance et de la vitesse. Ronaldo prenait aussi beaucoup d’anti-inflammatoires pour compenser une première opération, dû à une ablation d’excroissance osseuse lors de l’année 1995.

Une tendance malsaine qui finira par le pousser vers la sortie à 34 ans. Le Brésilien est l’exemple même de la déchéance qui peut frapper tout sportif ayant l’idée saugrenue de prendre des produits dopants. En effet, le sport est un aboutissement du dépassement de soi-même, il perd donc tout son intérêt lorsqu’il est touché par le dopage ou la corruption.




Maxime Brandizi

     

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