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Footage de gueule
Mardi 23 Septembre 2014

Le football selon Bielsa


Relégué au second rang depuis l’émergence du PSG et de Monaco, l’OM avait besoin de faire le ménage pour revenir sur le devant de la scène. Pour cette nouvelle saison, le président Vincent Labrune a décidé de se jeter à l’eau en faisant signer au poste d’entraîneur Marcelo Bielsa (59 ans). Une nouvelle tête que la Ligue 1 a très rapidement appris à connaître, même si elle n’est pas encore au bout de ses surprises. Grande gueule à l’allure un peu folle, l’Argentin a vite imposé son style et enchaîne depuis quelques semaines les déclarations tapageuses. Bielsa c’est de la rigueur et de la discipline tactique mais également un sacré comique.


Au boulot les gars ! (showfoot.fr)
Au boulot les gars ! (showfoot.fr)
Le calme avant la tempête. Annoncé depuis plusieurs mois par la presse, Marcelo Bielsa débarque sur la Canebière en juin avec un statut de coach qui a « fait ses preuves ». Finaliste de la Ligue Europa et de la Copa Del Rey avec l’Athletic Bilbao (2012) et plusieurs fois champion d’Argentine (Newell’s Old Boys, Vélez Sarsfield), l’entraîneur argentin reste tout de même une énigme pour les amateurs de football français. Arrivé dans le plus grand calme et dans l’anonymat le plus total, Bielsa semble tâter le terrain avant de pouvoir s’emballer. La préparation de l’équipe s’effectue doucement mais sûrement et les matchs amicaux se déroulent plutôt bien.

Gagner des rencontres amicales c’est bien mais remporter des victoires en compétition officielle c’est mieux. Souvent décrit comme un coach prônant le beau jeu, offensif et spectaculaire, Marcelo débute sa campagne par un festival en Corse sur la pelouse de Bastia (3-3). Le premier constat tombe : il va y avoir des buts et pas qu’un peu ! Avec une attaque alléchante (Gignac, Ayew, Thauvin, Payet, Alessandrini…)  mais une défense aux abois, l’OM risque en effet de faire le spectacle cette saison.

Surnommé « El Loco » pour ses attitudes incomprises, le natif de Rosario travaille en silence et avec une certaine assiduité. Seule petite nouveauté, l’interdiction des journalistes à la Commanderie, centre d’entraînement du club phocéen, symbole du fonctionnement pas comme les autres de l’Argentin. Néanmoins, le premier match dans l’enceinte rénovée du Vélodrome se solde par une défaite face à Montpellier (0-2). Les observateurs montent au créneau, pointant les défaillances du système phocéen et tout particulièrement une défense qualifiée de « fantomatique ». Bielsa reste calme malgré quelques moments d’agacement. Le plus beau reste à venir.

Au calme... (eurosport.fr)
Au calme... (eurosport.fr)
Un fou chez les fadas. Lors d’une conférence de presse improvisée, le coach marseillais sort le lance-flamme et arrose sa direction. En point d’orgue, le mercato estival lors duquel Bielsa n’aurait apparemment eu aucun impact. « J'ai appris la vente de Lucas Mendes au dernier moment car il partait au Qatar. J'ai appris l'achat de Doria le lundi après-midi alors qu'il arrivait pour la visite médicale. Je me suis opposé à son arrivée ». Le fait qu’un entraîneur soit en désaccord avec son président ne date pas d’hier mais s’en prendre ainsi à Vincent Labrune, devant toute la presse, montre à quel point Marcelo Bielsa se moque de son image et de celle des autres par la même occasion.

«Je suis ici et je vais assumer mes responsabilités. Mais je répète : le projet initial ne correspond pas à la réalité »

Il n’y a pas que dans les mots que le coach de l’OM intrigue mais également par son attitude. Rarement souriant, l’Argentin a toujours cette mine sévère presque professorale. Il a la tête du prof de maths, intransigeant et peu commode, qui ne rigole pas avec ses élèves. Parfois terré sur son banc de touche dans un mutisme qui suggère une grande concentration, il lui arrive aussi de se transformer en véritable pile électrique. Bien dans ses baskets, Bielsa ne quitte jamais son survêtement aux couleurs du club phocéen. L’entraîneur marseillais dégage quelque chose d’étrange et mystérieux qui peut également très bien prêter à sourire. Lors de la victoire à Annecy contre l’ETG (1-3), « El Loco » est resté une grande partie de la rencontre assis sur une glacière devant le banc de touche, histoire de montrer son indépendance. Une anecdote amusante qui démontre également une certaine simplicité et une insouciance déconcertante.

El Loco (footmercato.net)
El Loco (footmercato.net)
Le petit chef. Ce qui caractérise Marcelo Bielsa c’est aussi son comportement vis-à-vis de son équipe et de ses joueurs. Pour l’instant, personne n’ose remettre en question son autorité. Amalfitano n’était pas satisfait, il a été transféré vers West Ham. Après sa sortie virulente en conférence de presse, Vincent Labrune a déclaré du bout des lèvres qu’il n’y aurait pas de sanction contre Bielsa. Pourquoi un tel respect ? Peut-être parce que le coach argentin possède une aura particulière. Ses méthodes sont claires et son plan de jeu structuré. Le système qu’il met en place est attrayant. Il impose ses idées et les résultats suivent la plupart du temps. Pourtant, un joueur a eu l’audace de remettre en question ses principes de jeu. Il s’agit d’un autre phénomène, au caractère bien trempé : José Luis Chilavert.

Sous les ordres du « Loco » Bielsa à la fin des années quatre-vingt-dix, le gardien paraguayen avait alors eu un échange musclé avec son entraîneur. Il soulignait notamment l’aspect beaucoup trop offensif de l’équipe qui, selon lui, était mal équilibrée : "Quand il est arrivé, tout a changé. On jouait en 4-4-2 et on est passé à 3 défenseurs centraux. Pour lui, les attaquants étaient les plus importants". Une remarque qui passe mal auprès de l’intéressé et qui engendra une petite querelle : "Dans l’équipe, personne n’osait contester ses choix. J'avais du respect pour lui mais, lors d’une réunion, je lui ai dit que ses choix ne nous convenaient pas. Le ton est monté, on a utilisé des mots durs tous les deux. J’ai été exclu du groupe pendant deux semaines sans même lui avoir parlé à nouveau".

Au final, Marcelo Bielsa veut avoir le dernier mot. Il n’y a qu’un seul chef : lui. En d’autres termes, le nouveau coach de Marseille est unique, exigeant et n’a pas sa langue dans sa poche. Les supporters de l’OM vont l’adorer. Alors, comme le dirait si bien Obi-Wan Kenobi : « Qui est le plus fou des deux, le fou ou alors le fou qui le suit ? ».


Maxime Brandizi

     

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