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Samedi 19 Janvier 2013

Massimo Busacca, mens sana in abitro sano


Au moment de terminer une carrière, un joueur de football présente un palmarès qui en dit généralement très long sur son parcours professionnel dans le sport. Pour un arbitre, tout est différent. A peine se souvient-on du visage d'untel, voire de son nom s'il nous a vraiment marqué. Souvent négativement, il faut l'avouer. Quinze ans d'arbitrage au plus haut niveau (1996-2011) ont toutefois permis à Massimo Busacca de se faire une place parmi les personnalités du football. Aujourd'hui à la retraite, le Tessinois méritait bien un petit hommage.


"J'ai énormément appris durant toutes ces années en tant qu'arbitre. Il est désormais temps pour moi de laisser la place à mes collègues. Mon but sera de ne cesser d'optimiser et de développer le futur de notre métier. Je prends cette fonction avec fierté et ferai de mon mieux pour mener comme il se doit l'arbitrage mondial."

C'est par ces mots empreints d'émotion que l'ami Massimo Busacca s'est exprimé suite à son élection en juillet 2011 au rang de chef mondial des arbitres. Des mots passionnés, à l'image de l'homme qui aura consacré une grande partie de sa vie à ce métier peu reconnu, le maîtrisant à la perfection et s'en faisant le porte-drapeau tant en Suisse qu'à l'échelon mondial. Car à l'heure du bilan, Busacca peut se targuer d'avoir arbitré les plus grands et d'être lui aussi entré dans les livres d'histoire. A sa manière.

Une carrière marquée de grands moments

Massimo Busacca savait prendre des décisions importantes sans broncher (banderindecorner)
Massimo Busacca savait prendre des décisions importantes sans broncher (banderindecorner)
Parvenu à se faire une place en Suisse, il débute en Super League en 1996 alors qu'il est âgé de 27 ans. Massimo Busacca ne met que peu de temps à convaincre les observateurs de son talent d'homme en noir. Alors qu'à l'époque la véritable star de l'arbitrage suisse se nomme Urs Meier, le Tessinois progresse très rapidement. Dès 1998, il obtient le titre d'arbitre FIFA, un statut qui lui siéra à merveille et qu'il portera fièrement. En plus de son talent principal qui fait de lui un merveilleux conciliateur des terrains, Busacca obtient régulièrement les meilleurs scores mondiaux lors des tests physiques avec ses collègues de la planète entière. Grand athlète, il peut encore se targuer d'avoir la tête bien faite, puisqu'il possède une pallette de 5 langues (italien, allemand, français, anglais et espagnol), tout simplement les idiomes les plus parlés du continent. Un sacré atout au moment d'avoir à traiter avec les plus grands noms des terrains de foot.

Car en plus d'officier sur les pelouses helvétiques, Busacca s'est rapidement fait un nom en dehors de Suisse. Au point qu'à la fin de sa carrière en 2011, il présente des statistiques impressionantes. Jugez plutôt : 106 matchs de Super League, 37 matchs de Ligue des Champions, 4 matchs de Coupe du Monde (2006 et 2010), 3 matchs lors de l'Euro 2008 à domicile. Mais parmi ses plus grands matchs, on se doit de citer la finale de la Coupe de l'UEFA en 2007, la demi-finale de l'Euro 2008 opposant l'Allemagne à la Turquie, et surtout en 2008 et 2009, les affrontements entre Manchester United et Barcelone, respectivement en demi-finale et finale de la Ligue des Champions.

Quelques taches, mais surtout le souvenir d'un homme sain pour le football

Alors bien sûr, comme dans toute carrière, un arbitre vit des hauts et des bas. Comme lors de l'ouverture de la Coupe du Monde 2010, alors qu'on lui promet pratiquement la finale en fin de tournoi. Mais Massimo exclut ce jour-là le gardien sud-africain sans qu'on ne puisse vraiment le lui reprocher. Mais on ne saura jamais ce qui s'est exactement passé dans les hautes sphères de l'arbitrage, car Sepp Blatter n'a jamais expliqué pourquoi le meilleur arbitre du monde a été renvoyé en Suisse après un petit match. 

Autre couac survenu un peu auparavant, en septembre 2009, lors d'un match de Coupe de Suisse à Baden. Il s'est alors fait l'auteur d'un doigt d'honneur à l'attention des supporters de Young Boys. "Soigné" par leurs chants durant toute la rencontre, il n'a pu retenir sa colère et a été suspendu pour 3 matchs après publication du cliché le lendemain dans la presse. Pourtant, rien n'empêche l'homme en noir de poursuivre sa carrière au sommet. c'est en 2009 que Busacca atteint l'acmé de sa carrière en étant désigné meilleur arbitre du monde par l'IFFHS. 

Fervent catholique, Busacca avait pour habitude de se signer à la fin de chaque match. Aujourd'hui, il parcourt le monde dans le but de former les meilleurs arbitres de demain. Avec pour unique leitmotiv la justice du sport et la préservation de l'équité.
Busacca : un esprit sain dans un corps sain. Que demander de mieux chez un arbitre ? (tio.ch)
Busacca : un esprit sain dans un corps sain. Que demander de mieux chez un arbitre ? (tio.ch)

Stéphane Combe

     

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