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Footage de gueule
Jeudi 16 Mai 2013

Nul bien sans peigne


A peine le temps de fêter le titre que c'est déjà l'heure des adieux. Aujourd'hui, David Beckham a annoncé qu'il ne sera plus Parisien la saison prochaine et qu'il mettait un terme à sa carrière. C'est ces dames qui vont en faire couler, des larmes. Sur FI, on a décidé de passer au peigne fin la carrière du joueur à travers un acrostiche drôle et beau. Fidèle au personnage, quoi.


David Beckham, un homme qui a toujours eu le feu.
David Beckham, un homme qui a toujours eu le feu.

D

comme débuts prometteurs. Becks est né en 1975 dans un quartier londonien. A l'âge où les jeunes garçons se tapent dessus, lui, il tape dans la balle près du Ridgeway Park. Alors écolier à la Chase Lane Primary School, le Spice Boy surprend sa teacher lors d'une interro surprise : « Qu'est-ce que tu veux faire plus tard ? » « Footballeur », qu'il répond. « Non, ça, c'est un pas métier. Vraiment, qu'est-ce que tu veux faire plus tard ? ». Des mèches de cheveux ont poussé et, à seulement 17 ans, David Beckham a signé son premier contrat professionnel avec Manchester United après avoir flanqué un but en finale de FA Cup contre Crystal Palace. C'était qui, déjà, l'imbécile qui disait d'écouter la maîtresse ?

A

comme artiste. Artiste, parce que Beckham, c'est d'abord le symbole du "beau". Loin devant la bande des bad boys anglais emmenée par les conquêtes de Cole et Terry, les tacles de Joey Barton, les queues de billard d'Andrew Carrol ou la canne de golf de Craig Bellamy, la Grande-Bretagne tient en Beckham la preuve vivante que son football est d'abord une histoire de gentleman. My dear.

V

comme Victoria. Si on devait en retenir qu'une, ce serait elle. En 1998, à l'heure où les deux meilleures équipes d'Angleterre sont Manchester United et les Spice Girls, la rencontre entre les deux capitaines est presque inévitable. Posh and Becks se marieront dans un château irlandais en juillet 1999. Fait rare pour une idylle aussi médiatisée; elle dure. Les fruits de leur amour : Romeo James, Cruz David, Harper Seven et Brooklyn Joseph. Prends ça dans ta face, le livre des prénoms.

I

comme international. Si l'Angleterre de sa génération n'a jamais vraiment brillé, Becks compte néanmoins 117 sélections pour 17 buts. A son actif, quelques coups francs "lucarnesques", beaucoup de transversales lasers et une aile pigeon mythique sur le mollet de l'Argentin Diego Simeone lors des tours de qualif' de la Coupe du Monde 1998. Après sa "retraite" internationale, le désormais ex-capitaine des Three Lions donnera un dernier coup de main à sa nation en devenant le premier ambassadeur des JOs de Londres. Par contre, en 2012, le SpiceBoy n'est pas sur la liste du sélectionneur Stuart Pearce. Trop de patriotisme...


D

comme Dieu. Dans son livre Both Feet On The Ground (les deux pieds sur terre), Beckham raconte l'influence du Tout-puissant dans sa vie, et notamment que, durant son enfance, il se rendait au moins une fois par semaine à l'église avec ses deux soeurs. Se qualifiant de demi-juif, il prétend même avoir « plus de contact avec le judaïsme qu'avec n'importe quelle autre religion ». D'après nos cryptologues, cette déclaration serait fausse. Beckham fréquenterait un modèle religieux particulier, variable en fonction des ciseaux, des miroirs et des mèches. La devise de ce mouvement mystérieux ? Love is in the hair.


Nul bien sans peigne

B

comme brossé. Probablement le mot qui représente au mieux le sulfureux milieu de terrain. Riche, sportif, beau et tatoué, l'homme parfait du point de vue des Anglaises s'est fait un nom dans le football dans les 90's, les années où l'apparence était encore en retrait par rapport aux habiletés. Pourtant, Becks faisait déjà parler "sa classe", aussi bien techniquement que physiquement. Brossé, comme ses plus beaux coup-francs, brossé, comme sa chevelure, brossé, comme son image et son statut de Britannique bien élevé. 


E

comme English Man in LA. Malgré deux micro-passages au Milan et un au PSG, après le Real, Beckham a emmené sa petite famille dans l'Ouest de l'Amérique pour entretenir sa légende au milieu des baraques hollywoodiennes. Encore une fois avant-gardiste, l'Anglais a rendu l'Europe consciente du potentiel footballistique des Etats-Unis et a donc précédé les arrivées des Henry, Cahill, Juninho, Luyindula et cie. Bilan du rêve américain; 2 MLS, quelques buts playstation et une place de choix dans le salon de Katie Holmes. Mais alors, thé ou café ?

C

comme coiffure. Rasez-lui les cheveux. Non, laissez-les pousser. Mais, non, raccourcissez les côtés et "gelés" le dessus façon Elvis. Façon Elvis, vous déconnez ? Optez pour une taille mi-longue sur le crâne et ajustez au niveau des oreilles; bien plus "in". Bref. Récupérées par Adidas, H&M et tous les adolescents du monde, les coiffures de Beckham ont la particularité de toujours faire ressortir à merveille la belle gueule du SpiceBoy. Alors, on dit merci à la daronne, coiffeuse.
 

K

comme Keane. Souvenez-vous, c'était à l'Euro 2004. Lors du match de poule entre la France et l'Angleterre, Rooney s'écroule dans les 16 mètres et Beckham s'apprête à tirer le penalty qui pourrait offrir les trois points aux Three Lions. Le frappeur fameux s'exécute et, malheur, sa frappe est sauvée par Fabien Barthez. Le lendemain, une radio irlandaise parodie la chanson "Dry your eyes" (sèche tes larmes) en présentant un featuring entre Beckham et Roy Keane, ce dernier lançant un coup de fil à son compatriote afin qu'il lâche son chagrin :

In one single moment your life can turn around In the distance
I see Wayne Rooney falling to the ground
Looks like he’s gonna give it, then looks like he’s not
Then finally the referee is pointing to the spot
It all comes down to this then its like everybody says
As I stare into the eyes of Fabien Barthez
Will I go left? – will I go right? – haven’t decided yet
Sod it - I’ll just stick the thing in the back of the bloody net
I let fly with my right boot, my whole world begins to freeze
I’m begging the silver ball “please go in, please”
I see a Union Jack in the air as someone waves it
But my whole world’s in despair cos Barthez saves it.


La Nation a beaucoup rit. Quelques jours plus tard, lors des quart de finales de la même compétition face au Portugal, Beckham envoie son penalty dans l'espace et élimine par la même occasion son pays de l'Euro. La Nation a beaucoup moins rit.

H

comme Hexagone. Nous sommes en janvier 2013; coup de tonnerre sur la Ligue 1. Alors qu'on l'avait presque oublié, David Beckham refait (encore) parler de lui. Après Manchester, Madrid, Milan et Los Angeles, Beckham s'apprête à visiter Paris. Et gratuitement. Du moins, c'est ce qu'on veut nous faire croire. Peinard, l'Anglais passe les 5 mois dans un hôtel de luxe et gratte les 1.5 millions de ses revenus en merchandising. Sur le terrain ? Un consultant de Canal + résume l'affaire : "Depuis qu'il est arrivé à Paris, Beckham s'est beaucoup plus échauffé que ce qu'il a joué". Après tout, ça reste un homme de couloir, non ?

A

comme Alex Ferguson. Alex Ferguson, car c'est d'abord son premier coach. Celui qui l'a dégotté, celui qui lui a attaché son premier chignon, celui qui l'a lancé dans le grand bain, mais aussi celui qui lui a lancé une chaussure en pleine poire. Le "sèche cheveux" a encore frappé et, cette fois, c'est dans le mille. Les vidéos montrant la star mancunienne se trimballer avec un énorme sparadrap sur le front font le tour du web. Sir Alex Ferguson, celui qui sera le seul à avoir jamais réussi à égratigner l'image du SpiceBoy.

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M

comme Madrid. Blanc comme Beckham, blanc comme le Real. Bien évidemment, la carrière papier-glacé de Becks devait passer par Madrid et son club galactique. Les machines de flocage en fument encore : 23 : 23 : 23 : 23... 35 millions d'euro déboursés et voilà toute la famille Beckham qui débarque, ne manquant pas d'alimenter les médias. Shopping "paparazzé", Une des magazines, histoires de coucherie, bref, Beck n'en manque pas une. Sauf sur le terrain, où, malgré une certaine popularité auprès du public, il ne brille pas spécialement. Après 1, 2, 3 saisons bredouilles (ou presque), Beckham a juste le temps de terminer son contrat pour remporter le championnat lors de sa quatrième saison à Madrid.

Finalement, Beckham restera une légende du football. Pour son pied droit fantastique ? Oui, bien sûr. Mais surtout pour avoir symbolisé la nouvelle génération "people" des footballeurs, bancables et iconiques. Ce qu'il faut dire aussi, c'est que David Beckham, à défaut d'avoir un talent incontestable mais peut-être parfois surestimé, détient par-dessus tout une formidable capacité à être beau, au bon endroit et au bon moment. Becks, le football te remercie d'avoir taillé son costard. Et à bientôt sous les spotlights.

Robin Fasel

     

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