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FI était en tribune
Lundi 7 Janvier 2013

On était à Liverpool pour Everton-Chelsea


Durant les fêtes, FI était en visite dans la troisième ville d’Angleterre. Au menu : Everton-Chelsea. La deuxième équipe de Liverpool enchaînait d’ailleurs leur troisième match de la semaine. Ce dimanche 30 decembre, les "Tofees" affrontaient Chelsea dans leur antre de "Goodison Parc" avec un enjeu : celui de passer devant les "Blues" au classement si victoire il y avait. "On fire", le public « evertonien » nous a emmené très loin dans les émotions, même si ses joueurs ont subi le froid pragmatisme des Londoniens (défaite 1-2). Un mot pour qualifier l’expérience ? "Terrific".


Les maisons s’enchaînent comme des pièces de domino ; tous semblables (jusqu’au décoration de Noël) mais chacune semble détenir un petit quelque chose que l’autre n’a pas. A l’intérieur d’un bus seulement à moitié à plein (nous sommes à trois heures du coup d’envoi), quelques supporters d’Everton enthousiasmés, certains par l’enjeu, d’autres par l’alcool, animent une discussion fervente sur Torres, ancien emblème du football liverpuldien. Quelques jeunes balancent : « A fucking guy ! » avant qu’un doyen ne les reprennent : « He does a lot of marvalous things for our city ». Noble.

Les arrêts défilent, la pression monte et au loin se dessine un bâtiment grisâtre. Sur la façade, quelques lettres métalliques grossièrement rassemblées donnent : « Goodisoon Park, Home of the Blues », ramenant au football ceux qui prenaient la bâtisse pour une vieille usine alimentaire.  Peu à peu, les demeures à brique rouge se décolorent : désormais, le bleu prédomine. Le but nous laisse descendre et le quartier du stade est déjà prêt à accueillir l’événement. Quelques « pubs » comportant de nombreuses allusions au club se dressent à quelques mètres seulement des accès de la tribune principale. Quant à reste, une poignée de gaillards au capuchon de « serial killer » sillonnent les ruelles distillant des « Do you need tickets ? » à tout bout de champ. Les vendeurs de broutilles brandissent leurs écharpes et autres fanions pendant que nous recherchons l’entrée adéquate.
A l'extérieur du stade. (Photo : FI)
A l'extérieur du stade. (Photo : FI)

Une fois à nos places, les premières remarques sur l’architecture tombent : « Simple. » « Archaïque ». « Boisé ». « Petit ». Vide (ou presque, les Anglais ayant pour habitude de maximiser la consommation de bière jusqu’à 5 minutes du début de la rencontre), le stade n’a rien d’impressionnant. Sur la scène, on arrose la pelouse à profusion malgré son apparence grasse. Puis pénètrent les joueurs pour l’échauffement, sous les sifflets ou applaudissements (selon l’équipe) des quelques supporters déjà présents. L’heure avance et une forme de tension, d’énergie électrique, commence à envahir la place. Le bois des tribunes craquant sous les arrivées bruyantes de la populace, l’odeur de thé parfumé mélangée à l’alcool de bistrot, la musique lancinante largement couverte par les fans ou encore un magnifique tifo dans le virage amènent un sentiment puissant, comme si quelque chose de substantielle allait tantôt se produire. 

Lors de l’entrée des équipes, l’hymne d’Everton se déclenche soudainement. Non, ce n’est pas le « You’ll never walk alone » d’à côté, mais ça chante fort et l’ambiance est bien au rendez-vous. Le speaker annonce la compo’. A chaque annonce d’un joueur londonien volent des escadrilles monstrueuses de « Fuck » et « Bitch ». Pas très éducatif, mais quand c’est au tour des joueurs d’Everton, les applaudissements nous prennent aux tripes. Et puis, après une minute de silence (pour une cause dont on ignore) pleinement respectée, les tribunes, comme si les spectateurs avaient transplanés, nous apparaissent remplies à ras-bord. Quarante mille personnes dans un espace si réduit ; une expression exacerbée de force collective. 
Everton FC, une culture. (Photo : FI)
Everton FC, une culture. (Photo : FI)

Une minute et trois secondes plus tard, « Goodison Parc » devient alors la scène d’un rare spectacle. Sur l’engagement, une bonne protection de balle de Steven Piennar aspire Ashley Cole et laisse un espace monstre sur l’aile droite d’Everton. Le Sud-africain a le coup d’œil et lance Phil Jagielka, le défenseur central international aujourd'hui replacé arrière-droit en raison de nombreuses absences. Ce dernier « rush », fixe et centre au second poteau où le Nigérian Anichebe, pressé par Azpilicueta, ne bronche pas et place sa tête sur le poteau, renvoyant le cuir sur… Steven Piennar finissant rageusement le travail.

1-0. Le « highlight » de la partie détonne. 1 minute de jeu seulement et voilà que les Tofees confirment leur excellent début de saison en déclenchant un douloureux coup bas aux champions d’Europe en titre. Le stade est retourné et les chants émanent des décibels transformant l’arène en véritable volcan. L’irruption gagne alors toutes les travées et vient illuminer chaque visage, des traits gracieux d’une femme noiraude aux corpulences mal dessinées d’une horde de supporters. Une aubaine émotionnelle.
Leighton Baines, le défenseur le plus décisif de Premier League depuis 2 saisons. (Photo : FI)
Leighton Baines, le défenseur le plus décisif de Premier League depuis 2 saisons. (Photo : FI)

Puis, la partie se déroule comme les journaux l’avaient prévu. Everton manque de doubler la mise par Jelavic sur coup franc (Cech est sauvé par son poteau) avant que leur souffle d’intensité ne s’estompe, faute de fatigue et d’un milieu londonien (Mata en Lampard en régulateur) d’une présence remarquable. La domination bleue se matérialise juste avant la mi-temps. Un centre de Ramirez sur son côté de gauche, qui a d’ailleurs déstabilisé l’arrière-garde liverpuldienne sur chacune de ses accélérations, atterrît sur la tête de Franck Lampard, ajustant le petit filet de Tim Howard. La frustration règne alors. Le silence aussi.

En seconde période, les hommes de David Moyes reprennent les choses en main et montent dans le terrain. Multipliant les assauts, notamment depuis l’aile gauche de Leighton Baines, probablement l’un des meilleurs arrière-gauche du moment. Ce dernier feinte, accélère, centre, récupère, sprint, tacle et les fans n’ont en que pour lui. Après une intervention mal négociée de Gary Cahill, le défenseur d'Everton voit son maillot déchiré à l’arrière, laissant saillir une trace sanguinolente. De retour sur la pelouse, Baines incarne là l’ultime représentation du don de soi ; la tension est à son paroxysme.
David Luiz et Chelsea auront finalement le dernier mot. (Photo : FI)
David Luiz et Chelsea auront finalement le dernier mot. (Photo : FI)

Malheureusement pour les courageux tofees, la défense londonienne est solide et Chelsea plie et ne rompt pas. Sur une contre-attaque (et une énième accélération dévastatrice de Ramirez), Lampard marque une deuxième fois suite à un cafouillage complètement à contre courant. Les espoirs liverpuldiens s’écrasent sur la barre transversale quelques minutes plus tard (centre de Baines, reprise de Jelavic) et Goodison Parc accepte sagement la défaite. Au final, les applaudissements seront bruyants et tous les spectateurs ravis des efforts déployés par les leurs. Les joueurs de Chelsea, saluant leur maigre public, s’en vont avec l’impression du travail accompli, non sans avoir ardemment transpirés. L’atmosphère se calme alors et les Evertoniens tournent peu à peu le dos à la pelouse noircie par les glissades et les changements d’appui. A côté, un supporter d’Everton est sur la pointe des pieds, les bras au ciel, acclamant les siens : « On a tout donné. Elle est là notre victoire ! ».

Pour voir toutes les photos du match, rendez vous sur notre page Facebook

Robin Fasel

     

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