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FI était en tribune
Mercredi 12 Décembre 2012

On était au Parc pour PSG-Evian


Allez, Noël approche, et FI en profite pour faire des folies. Ce week-end, le TGV nous a prestement emmenés dans la grisaille et le froid parisien à l'occasion du match PSG-Evian. Le bilan ? 4 buts, une physionomie de handball, quelques insultes et beaucoup d'amour pour Zlatan Ibrahimovic. On était au Parc, quoi.


Il est 15 heures. Et oui, les hommes avertis prennent leur avance. Vu que la rencontre a été fixé à 17h00, à la sortie de métro "Porte de Saint-Cloud", c'est ambiance Western. Sur la place bétonnée du 16ème arrondissement, l'architecture du Parc se met peu à peu en valeur. De l'extérieur, c'est pas San Siro, mais ça donne envie quand-même. Devant l'édifice grisâtre se baladent quelques enhardis supporters venus installer bannières ou autres tifos. Voilà que passe un Zlatan. Deux Zlatan. Trois Zlatan. Quatre. Tiens, un Pastore. On n'en doute pas, la (très compacte) boutique officielle du Parc sera bientôt à court des lettres I, B, R, A, H, M, O, V et C.

Les secondes s'écoulent et la pression monte. Tiens, en parlant de pression, on décide de prendre notre mal en patience en allant s'abreuver dans le seul restaurant ostensible du coin. Sur les vitres, l'intitulé "Les princes" se moque un bon coup de l'originalité. A l'entrée, un grand et gros tenancier nous emmène sur la terrasse. Sur la terrasse ? Mais il fait 3 degrés ? "Pour boire un verre, c'est là ". Soudainement, les ventres de notre petite équipe commencent à glousser. Et si on mangeait ? A l'intérieur, les artefacts luxueux, les tables au design précis, l'équipe du service plutôt, comment dire, aguicheuse et le prix du thé froid (7 EUR) nous indiquent que la clientèle de l'établissement ne doit pas être celle du grec de la rue d'à côté. M'enfin, on est au chaud, la nourriture s'apprécie et le match approche. 

Voilà, c'est l'heure. Notre petite équipe arrive gentiment près des entrées. Sur les billets, un "H, entrée 21" nous excentrent vers la porte adéquate. Petit moment de stresse à l'approche de la fouille; en vrais touristes, plusieurs d'entre-nous ont des cornets fraîchement remplis par le shopping du jour (faute d'avoir eu le temps de passer déverser tout ça à l'hôtel). Suspense. Je franchis la ligne des sécu'. Derrière moi, j'entends : "Putain, mais pourquoi tu prends des habits au stade ?". Ah, le langage châtié parisien. Comme Ibrahimovic sur la pelouse, on bataille mais on finit par passer. Âgé mais toujours au goût du jour comme une vieille BM, le Parc s'offre alors à nous sur un slogan made in Qatar : "Rêvons plus grand". Le département marketing du PSG nous apprend quelque chose sur la vie; l'argent est le réalisateur de rêve le plus efface qui soit.

Trêve de cynisme, sur une pelouse correcte mais néanmoins grasse, ça s'échauffe, passe, trottine, bouge un peu. Relax, tout ça. Et puis, les sièges de la tribune d'en face se distinguent de moins en moins; le monde arrive. Il faut dire que l'écran géant ne déconne plus en affichant l'heure : 16h50. Alors, les deux colonnes, bleu pour l'une, rose pour l'autre, font leur entrée sur des applaudissements acharnés dans les virages et réservés dans les tribunes centrales. Quelques rangs derrière nous, on peut reconstituer une conversation entre touristes :" On est venu voir Zlatan !". Vont-ils fermer les yeux quand il n'aura pas le ballon ?

Source : http://refonte.espritclub.org
Source : http://refonte.espritclub.org
Sur la pelouse, n'importe quel supporter du dimanche serait capable d'émettre une analyse tactique. Les Savoyards, à 5 derrière, s'apprêtent à subir et Paris, sans se fatiguer, fait "joujou". La possession de balle (même si on avait pas les stat's) est quasi exclusive, mais le rythme est lent et les velléités des Menez ou autre Lavezzi finissent par agacer le public. On veut du spectacle, merde ! En pointe, Ibrahimovic est en train de battre le record du moins de mouvement jamais réalisé par un joueur de football. On exagère. Mais c'est qu'Ibra court quand il le veut. Et le pire, c'est que ça suffit pour qu'il se créé trois/quatre occasions nettes en une vingtaine de minutes seulement.

Le jeu court parisien, bien orchestré par Thiago Motta et Pastore, contraint les Roses à décaler constamment le pressing. Et forcément, ça fatigue. Toujours plus large dans leur marquage, la défense d'Evian fini par se faire surprendre sur une superbe combinaison Pastore-Jallet (très en jambe, d'ailleurs). A la reprise du centre de ce dernier : le pied gauche de Zlatan Ibrahimovic. La première course du géant suédois depuis une dizaine de minutes se terminent pas un but. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il ne se déplace pas pour rien.

Le stade enfin enthousiaste, on apprécie quelques minutes plus tard la longue balle de Menez dans le dos de défense. Ibra remet de la poitrine pour Lavezzi, qui, d'un délicieux décalage en demi-volée s'offre l'angle pour inscrire le deuxième but. 2-0, l'affaire est bouclée. La tension retombe alors jusqu'à la mi-temps, ou plutôt jusqu'à ce que la soif de spectacle des supporters parisiens ne resurgissent. Des "Tu fais chier Jérémie ! " ou autre "Donne à Ibra, mais donne à Ibra !" tombent, manifestant la possession de balle stérile du club de la capitale qui ne manque pas d'agacer ceux qui en veulent un peu plus.

De son côté, Evian, après s'être débarrassé du fantomatique Govou (ah bon, il jouait ?), se montre enfin plus conquérant, repassant à quatre défenseurs, et inquiète à plusieurs reprises l'arrière-garde parisienne, non sans faire exploser le caractériel Sirigu. Et puis, au milieu, le PSG peine à maîtriser pleinement la partie, gâchant ses contre-attaques par une propension à la précipitation malvenue. Quant à l'atmosphère, que dire ? La victoire prend forme mais, dans les têtes parisiennes, battre Evian est quelque chose de normal. Alors, on ne s'enflamme plus pour le résultat mais pour la vraie star de la Ligue 1, Ibrahimovic. Quand le Suédois reçoit un coup, c'est tout le Parc des Princes qui boite. Quand il s'avance vers les buts, tout le public se lève, s'attendant à un miracle. Et que dire de la défense savoyarde, presque encline à présenter ses excuses au Suédois à chaque fois qu'elle lui extrait la balle. Une remarquable leçon de charisme, mes amis.

Finalement, le second coup d'éclair du numéro 18 s'écrase sur le poteau, ou sur la tête du défenseur rose qui renvoie un centre de Pastore prêt à être repris en ciseau par Z.I. Dommage. Mais le show continue et se termine dans les 10 dernières minutes, ou, après les entrées tardives de Sylvain Armand et Kevin Gameiro, le PSG double la mise. Thiago Motta et Gameiro, sur son premier ballon, inscrivent leur nom sur l'écran géant du Parc, illuminant les visages ravis des Parisiens.

Alors, qu'est-ce que ça fait de voir jouer le brandnew Paris Saint-Germain ? Déjà, admettons que la démonstration technique parisienne était charmante, mais que match il n'y a pas eu. Au dessus, bien au-dessus, le PSG de Zlatan a paru plus grand que jamais cet après-midi. Un bien pour les égos affamés des Parisiens, mais sûrement un mal pour la compétitivité de la Ligue 1. Ma foi, si la loi du plus fort a été respectée, les médias retiendront sûrement la supériorité collective de cette équipe parisienne. Mais, dans le coeur des spectateurs (les nôtres y compris), une silhouette à l'aisance presque robotique nous reste. Elle est grande et, derrière le crâne, saille un chignon.

Robin Fasel

     

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