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FI était en tribune
Samedi 2 Février 2013

On était en Argentine pour Boca Juniors - River Plate


Mardi 29 janvier 2013. Les deux équipes les plus titrées de l’histoire du football argentin ont rendez-vous au Stade des Malouines de Mendoza. Dans cette cité du pied des Andes, quatrième plus grande ville du pays, le Superclásico « amical » qui se prépare sent plus la poudre que la franche camaraderie. FI a effectué pour vous cette plongée dans l'un des derbys les plus chauds du monde.


Un derby avant tout physique (Photo : Télam)
Un derby avant tout physique (Photo : Télam)
Autour d'un tel match, l'ambiance monte une semaine avant le coup d'envoi, dès la vente des premiers billets. Venus de Buenos Aires ou résidants de la province de Mendoza, les spectateurs s'arrachent les billets vendus dans des maisonnettes vieillies et décolorées par le puissant soleil de la région. Faut-il le rappeler, le mois de janvier dans l'hémisphère sud correspond à notre mois de juillet, et les températures y sont souvent carrément étouffantes. Mais ici on ne se plaint pas et on fait la queue durant plusieurs heures, facilement. Heureusement, j'ai personnellement pris le pari de me rendre à l'heure de la sieste sur un lieu de vente. Ce pari a payé, puisque je n'aurai en tout et pour tout attendu que 10 minutes avant de faire mien le précieux sésame, l'un des 40'000 tickets en vente.

« Vos sos de la B, de la B, vos sos de la B ! » («Toi, tu appartiens à la B ! »). Aux différentes entrées du stade, le camp des supporters de Boca s'amuse à titiller son vis-à-vis. River Plate ayant été durant l'espace d'une année pensionnaire de la deuvième division après sa relégation historique de l'an dernier (la première en 100 ans d'existence ! cf. plus bas "les papys font de la résistance pour plus d'infos), les Boquenses adorent rappeler l'épisode à leur meilleur ennemi, et ils y mettent le volume malgré les impressionnants policiers qui montent des chevaux. Une image qui vous rappellerait presque celle des Gauchos de la Pampa, située toutefois beaucoup plus à l'Est du pays. 

Ainsi, à peine sommes-nous entrés dans le stade que les chants des supporters de Boca donnent le ton, rappelant à la hinchada (le groupe des supporters) adverse que, de toute façon, les deux équipes ne boxent plus dans la même catégorie. À première vue à l’avantage de Boca, le duel des supporters est pourtant aussi équilibré que passionné. Aux provocations du camp xeneize, les fans de River répondent par un volume vocal impressionnant. Les impressionants tifos (facilement 70 mètres de large) sont déroulés l'un après l'autre au-dessus de leurs supporters. Du côté de Boca Juniors, on va même jusqu'à pousser la fête à un spectacle de... feux d'artifice de 3 minutes ! Tout simplement splendide !

Boca Juniors remporte aussi un trophée pour l'occasion (Télam)
Boca Juniors remporte aussi un trophée pour l'occasion (Télam)
Si les tribunes assurent le show, le match peut lui aussi débuter. La première demi-heure est très prometteuse et les duels sont plus virils que jamais. A un tel point que l'arbitre - qui a des faux airs de Rosetti, le célèbre arbitre italien - ne parvient très rapidement plus à contrôler la rencontre. Trois cartons jaunes dans les dix premières minutes, six au total en première mi-temps : ce match n'a vraiment d'amical que de nom. Trop physiquement présentes et insuffisamment techniques durant ce match, les deux équipes se livrent plutôt un duel tactique où la défense prend clairement le pas sur l'attaque.

Le River de Ramon Diaz en veut plus. Ce match est un véritable duel entre deux légendes de ces deux clubs. D'un côté, Carlos Bianchi, qui a obtenu plus de titres avec Boca qu'il a de doigts sur ses deux mains. De l'autre, Ramon Diaz, qui représente les dernières heures de gloire de River avant sa lente descente aux enfers. Si le premier gesticule davantage que le second sur le bord du terrain, la pelouse voit une tout autre vérité avec la domination assez importante de l'équipe de River Plate. Mais les tirs manquent à l'appel est le score ne bouge pas en première mi-temps. 

Boca s'impose finalement aux penalties. L'entrée d'un certain David Trezeguet du côté de River Plate ne suffira pas à faire bouger le score. River continue à presser, Boca s'offre deux ou trois très grosses occasions, mais l'issue du match est désormais certaine : 0-0, la victoire se jouera aux penalties. A ce petit-jeu là, Oscar Ustari, le gardien de Boca également bien connu en Europe, sort le grand jeu et permet à son équipe de prendre les devants puis de s'imposer 5-4 grâce à deux arrêts sur sa ligne. Les supporters chantent à tue-tête et n'auront pas arrêté de toute a partie. Nous, on s'en va, les yeux pleins d'étoiles, courir après un taxi pour retourner dans les profondeurs de la nuit argentine, où règne un petit vent agréable alors qu'il est minuit allégrement passé. 

Les papys font de la résistance

River Plate, ses 33 titres nationaux, ses supporters de feu, son stade Monumental, sa rivalité avec Boca Juniors… Oui mais voilà, au mois de juillet 2011, au terme de sa 110e saison dans l’élite du football argentin, River a été relégué. La fin du monde, selon certains. Un mal pour un bien, selon d’autres. Peu sont les clubs de football centenaires à avoir résisté aux affres de la relégation pendant toute leur histoire. Certes, il y en a trois en Espagne (le FC Barcelone, le Real Madrid et, plus surprenant, l’Athletic Bilbao), mais la Liga sous sa forme actuelle n’a été créée qu’en 1929. En Angleterre par exemple, tous les membres du présumé Big Four ont connu un passage dans l’antichambre de leur championnat. Ainsi, Manchester United (durant ses premières années), Chelsea (dans les années 20 et 70), Arsenal (début du 20e siècle) et Liverpool (années 50) ont tous, à un moment ou un autre, quitté la première division anglaise. Les rivaux écossais du Celtic et des Rangers font figure d’exception, avec Aberdeen. Parmi ce groupe très restreint de centenaires jamais relégués figure un seul club italien, l’Inter de Milan. En dehors de l’Europe, on peut citer Al-Ahly (Egypte), Santos (Brésil), et bien sûr… Boca Juniors !

Une rivalité qui déchaîne les passions

Vers 1895, le nombre de Britanniques résidant à Buenos Aires est estimé à 45’000. Forte de cette colonie, Buenos Aires est à la veille du XXe siècle un haut lieu de l’implantation culturelle anglaise, et par là même des sports anglais. À l’image des grands ports européens (Amsterdam, Le Havre, Lisbonne, Marseille, Barcelone, Naples, Gênes, etc.), le football est rapidement introduit dans la capitale argentine. Dans la première décennie du siècle dernier, tous les grands clubs argentins sont fondés. Parmi eux, River Plate en 1901 et Boca Juniors en 1905, tous deux dans le quartier de la Boca. Sur le plan sportif, la puissance économique de River lui permet de dominer les premiers affrontements et lui vaut le surnom de Millonarios. Moins riche, Boca devra attendre quelques années pour garnir son armoire à trophées. Lorsque River « déménage » dans un autre quartier de Buenos Aires dans les années 20, la rivalité est lancée, pour atteindre une passion folle dans le pays et même dans le monde, au point que nombreux sont ceux qui considèrent le Superclásico comme le plus grand derby du monde en terme de passion et d’intensité.

De Mendoza,

Stéphane Combe

     

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