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Les couleurs du Brésil
Dimanche 6 Juillet 2014

Belgique, logique ?


C'est l'éternel dilemme du verre à moitié vide, ou à moitié plein. Déjouée par "une Argentine très ordinaire" (Wilmots) hier après-midi lors du troisième quart de finale, la Belgique fait sa valise en y glissant un parcours tout à fait honorable. Mais, quasiment dans le rouge à chaque match, les Diables ont-ils vraiment réussi leur compétition ?


A l'image de sa star, la Belgique n'a vécu que par quelques temps forts lors de cette CM.
A l'image de sa star, la Belgique n'a vécu que par quelques temps forts lors de cette CM.
En rouge: La Belgique. La France a chuté contre la (plus ou moins) grande Allemagne. Les plus modestes Colombie et Costa Rica se sont fait dépassées, d'une tête ou d'un gant, par les voraces Brésiliens et Néerlandais. Quid de la Belgique ? Incapable d'embrayer, elle paie un énième départ manqué dont les Argentins (Higuain, 8ème) profitent. Et si, début juin, on avait annoncé au peuple belge l'élimination en 1/4 par l'Argentine de Messi, aurait-il signé ? Peut-être. Néanmoins, la réaction de l'effectif belge suite à l'élimination, déclarant refuser de se faire fêter une fois au bercail, en dit long sur la formule douloureusement lancinante qui doit torturer les têtes des Kompany, Hazard et autre Witsel : "putain, on aurait pu". 

« Nous n'avions pas les dieux avec nous », Elio di Rupo

Une Belgique fière mais déçue. Hier soir, "La Libre Belgique" relayait une lettre de l'équipe nationale à ses fans, nombreux et bruyants au Brésil, intitulée simplement "aux meilleurs supporters du monde". En la parcourant, on peut effleurer ce goût mi-figue, mi-raisin laissé par la chute argentine : "Voilà pourquoi nous sommes partagés entre un sentiment de fierté et une grande déception. Nous étions tellement près d’atteindre notre but…" Du côté ministériel, Elio di Rupo est aussi tiraillé que le patriotisme dans son pays. "Il y a un peu de déception après cette défaite, mais il y a surtout un magnifique parcours dont on peut être très fier. Nous n'avions pas les dieux avec nous." Et puis, le Premier Ministre évoque la figure pâlote de Messi au coup de sifflet final, chose qui l'a grandement réjouit : "Le fait d'avoir franchi le cap de la Belgique semblait manifestement le soulager". Une déclaration qui cache un manque d'ambition ?


Ardente lors des qualif', la Belgique s'est-elle trop complexée au Brésil ?
Ardente lors des qualif', la Belgique s'est-elle trop complexée au Brésil ?
Trop de respect tue... le progrès. A l'image des Suisses, les Belges n'ont jamais réussi à ronger le jeu court et libertaire de l'Albiceste. Ni les courses serpentuseuses de Di Maria, ni les contrôles orientés d'Higuain, et encore moins les micro-appuis de Messi n'ont subi la furie diabolique. Ah, et quand les stars argentines tombent, on les relève, et avec une petite tape dans le dos en prime : "tu es le meilleur joueur du monde Léo, je suis fier de jouer contre toi". Le prodige barcelonais, lui, par contre, enchaîne les croches-pieds tactiques ou autres poussettes fracturant les actions : détestable. Ou très malin. Du côté des hommes de Wilmots, cette propension à détruire, non pas le football, mais le jeu adverse, a clairement manqué hier. Des Diables qui n'en sont pas encore, donc.

 Les individualités belges laissaient espérer une prise de responsabilité collective qui, finalement, n'a jamais existé.

Une équipe jeune, et pourtant... Comme l'Angleterre, les joueurs belges jouent presque tous en Premier League. Comme l'Angleterre, son équipe représente les plus grosses institutions britanniques comme Chelsea, Everton, Tottenham, Liverpool, Manchester City... Mais, à la différence de l'Angleterre, les joueurs belges sont, dans leur formation respective, des joueurs clés, décisifs, qui font la différence. Hazard est l'accélérateur des Blues. Lukaku et Mirallas, les goleador d'Everton. Kompany le capitaine courage de City, le champion d'Angleterre. Vertonghen, le catalyseur du jeu de transition des Spurs. Courtois, le sourire sur la face lumineuse de la défense des vices champions d'Europe. Et Fellaini, et Witsel, et Mertens... Si la moyenne d'âge du groupe de Wilmots était de 24 ans seulement, les individualités belges laissaient espérer une prise de responsabilité collective qui, finalement, n'a jamais existé.

Une nation qui fond comme du chocolat pour le football.
Une nation qui fond comme du chocolat pour le football.
Un banc pour un blanc. Parfois, les statistiques veulent vraiment dire quelque chose. Sur toute la compétition (5 matchs joués), la Belgique n'a jamais, jamais marqué avant la 70ème minute. Dans le jeu, alors qu'on s'attendait à des échanges De Bruyne-Hazard brûlants, on a finalement eu droit à quelques flammèches. Si les Mirallas et Mertens ont beaucoup tenté sur les ailes, ils ont manqué d'efficacité. Pareil pour la pointe, découpée en deux visages, ceux d'Origi et de Lukaku. Velléitaire, Wilmots a alterné, alignant le meilleur, ou le moins mauvais. Heureusement, les Diables ont su sortir les cornes de la fierté en fin de match, et souvent, c'est cette fraîcheur émanant du banc qui est venue combler un manque flagrant de substance dans les jambes, et dans les esprits.

"La plus belle chose, c'est que l'on a pu rassembler le peuple belge". Marc Wilmots

Une culture est née. Bien qu'éliminée, la Belgique a montré au monde qu'elle était une nation de football, qui plus est, une des meilleures dans la passion. En Flandre, en Wallonie ou dans la région de Bruxelles-Capitale, la fièvre des Diables Rouges a fait transpirer tous les fronts, celui de l'étudiant boutonneux comme celui de la ménagère quinquagénaire. Là-bas, le football demeure d'ailleurs l'unique phénomène capable de coller les morceaux du territoire, dangereusement fissuré par une puissante tendance séparatiste. Interviewé par les médias belges juste après la défaite, Wilmots valide cette valeur fédératrice : "La plus belle chose, c'est que l'on a pu rassembler le peuple belge, ils peuvent être fiers de cette équipe-là". Mais juste avant de tourner le dos aux micros, l'ex-sénateur crachote : "Une fête à notre retour ? Je n'y suis pas favorable, on est éliminé en quarts. Si on avait été dans le dernier carré, pourquoi pas, mais là..."


Robin Fasel

     

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