FOOTBALL INTéGRAL - Le football avec du coeur
Facebook
Twitter
Hebergeur d'image
Hebergeur d'image
Hebergeur d'image
Hebergeur d'image
Les couleurs du Brésil
Mercredi 9 Juillet 2014

Saudade...


Au Brésil, le jour de "saudade" est officiellement célébré le 30 janvier. Mais, après la désillusion subie par le Brésil à Belo Horizonte hier, le pays décidera peut-être de changer la date du 30 janvier pour celle du 8 juillet. On dit aussi du mot "saudade" qu'il est le mot portugais le plus difficile à traduire. Au vu de l'indescriptible détresse qui gagnait les visages "auriverdes" dans le stade, hier, suite à la défaite 7 à 1 de la Seleção face à l'Allemagne, on ne dira pas le contraire. Du moins, on sait maintenant quelles couleurs prend, cette "saudade".


La saudade est un "manque habité" Pierre Barouh (www.yzgeneration.com)
La saudade est un "manque habité" Pierre Barouh (www.yzgeneration.com)
En noir: La saudade comme un attachement irrationnel à quelque chose qu'on aime et qu'on a perdu, mais qu'on pourrait retrouver dans un futur incertain. Oui, le Brésil a perdu "sa" Coupe du Monde hier en demi-finale face à une Mannschaft totalement désinhibée. Mais, au-delà du trophée, les Brésiliens ont sans doute abandonné quelque chose de beaucoup plus important, quelque chose qui fut sacré pour le monde entier: le mythe de la Seleção. De générations en générations, il était établi pour n'importe qui, dans n'importe quelle famille, que le Brésil était le pays du football. Désormais, cette légende n'est pas loin d'être anéantie. Joachim Löw a beau eu tempérer hier en déclarant; "Je ne sais pas s'il y a déjà eu un tel résultat en demi-finale de Coupe du Monde mais il ne faut pas trop y penser. La qualification, l'élimination, c'est ça qui est important ce soir." la manière en matière de football n'a jamais été accessoire. Hier, elle fut même révélatrice. Révélatrice d'une carence de talent chez l'équipe brésilienne, révélatrice de l'illusoire mysticisme autour de la Seleção, plus que révélatrice de la trop grande pression dont il faut aujourd'hui le dire, ont été victimes les joueurs brésiliens. C'était trop pour quelques 22 hommes. Quelque part, comme le veut la saudade, le monde du football est partagé aujourd'hui entre tristesse et joie. Un mythe s'est effondré hier à Belo Horizonte, quelque part, c'est un mal pour un bien. Certains sont redescendus sur terre. 

En rouge: La saudade est intraduisible, elle ne se définit pas, elle se vit. Tout le contraire de la satisfaction allemande après cette leçon de football infligée à leur plus grande surprise. Comme un symbole, Miroslav Klose est devenu seul meilleur buteur de l'histoire de la Coupe du Monde sous les yeux du Brésilien Ronaldo, qui lui, circonspect, voyait la légende le dépasser en tribune de presse. En seulement 179 secondes, le Brésil a sombré car les nerfs ont lâché. Les records glorieux ont laissé leur place aux statistiques honteuses. A la 30ème minute, l'Allemagne menait déjà 5 à 0 et à la fin du match, le Brésil devait boire le calice jusqu'à la lie sur un score de 1 à 7. Mais était-ce vraiment si imprévisible que cela? 

David Luiz, capitaine saudade (multiplx.com)
David Luiz, capitaine saudade (multiplx.com)
En jaune: La saudade est comme une "nostalgie avant l'heure". Si l'engouement populaire autour de la sélection brésilienne semblait l'avoir emporté sur tout le reste durant cette Coupe du Monde, on se demande tout de même s'il n'y avait pas déjà de la saudade dans l'air avant cette terrible défaite. Plus que du rêve, on se rapprochait davantage de la chimère du côté du Brésil. En effet, que de questionnements et de comparaisons effectuées par les médias entre les Seleçãos d'hiers et celle d'aujourd'hui afin de pointer les manques (de folie, de spontanéité, de talent, etc) des coéquipiers de Neymar. Le spectre des anciens (Pelé, Garrincha, Socrates, Romario) a donc finalement emporté la bataille du coeur des supporters face à la nouvelle génération. Tout en l'encourageant viscéralement, on sentait pourtant le Brésil croire en sa Seleção sans l'avoir dans la peau, avec le devoir d'aimer. Voilà peut-être pourquoi, ce matin, le monde entier a cru rêver. 


Franck Guggisberg-Boukerdous

     

Dans la même rubrique :
< >

Lundi 14 Juillet 2014 - 18:00 Au pays de Messi

Dimanche 6 Juillet 2014 - 11:33 Belgique, logique ?





AROUND THE GAME

DSC_0588
DSCF9585
DSC_0619
161
DSCF6725
DSCF9620
DSCF8116
hann10
dar7
DSCF3217
25
9
DSCF9444
DSCF3521
23
DSCF9629
DSC_0449
DSCF3678
DSCF6689
DSCF8130
Hebergeur d'image
Hebergeur d'image
Hebergeur d'image
 
Facebook
Twitter
Rss
Mobile
Hebergeur d'image
Hebergeur d'image